J’ai déjà parlé ici de certaines charmantes bestioles typiques de la campagne. J’ai aussi parlé ici de mes problèmes de voiture. Maintenant, si vous le voulez bien, on va combiner les deux. Une idée??
Retour à ce matin. P’tit Mari et moi prenons ma voiture pour aller en ville. D’habitude, P’tit Mari conduit sa propre voiture mais ce matin, pas de bol, la batterie est encore à plat (cette voiture nous fait le coup de temps en temps, sans raison). Nous voilà donc partis avec ma vieilles bagnole certifiée douze ans d’âge vieillie en fût de chêne. Au bout de quelques mètres, la chère voiture commence à faire un bruit inquiétant, du type gros tracteur. Du tracteur, elle adopte aussi la vitesse… Impossible de dépasser les 50km/h à la montée, le tout dans un bruit d’enfer. Il nous semble aussi que le frein à main et le levier de vitesse commencent à chauffer :-S …
Bon, il y a un garage juste après une dernière laborieuse montée. Un p’tit effort et on y est. Ouf! Un charmant mécano consent à interrompre son travail pour venir jeter un oeil à notre voiture. Comme souvent, les experts trouvent rapidement la solution. Dans notre cas, même pas de gants chirurgicaux ni de lampe à lumière bleue, rien qu’une paire d’yeux et une paire d’oreilles, la classe quoi!
- Diagnostique auditif: le pot d’échappement est certainement percé. C’est ce qui cause tout ce raffut ainsi que le réchauffement général de la voiture. Ce n’est pas très grave, il faudra simplement contrôler tout ça.
- Diagnostique visuel: les câbles d’allumage présentent des traces suspectes. Après inspection et analyse (le tout en 5 secondes chrono), le couperet tombe: des fouines! Ces sales bêtes ont grignoté les câbles. Les câbles endommagés empêchent le moteur de tourner correctement et sont responsable du rythme d’escargot de notre embarcation.
Un peu rassurés sur le fait que la voiture ne va pas exploser sur place, nous repartons péniblement. Le soir venu, il faudra s’acharner plusieurs dizaines de minutes pour redémarrer la voiture et rentrer chez nous toujours aussi bruyamment et lentement. Même les camions nous dépassent.
Voilà un autre inconvénient de la campagne: des bêtes partout. Et pas toujours des sympathiques. Allez, on avait conclu l’assurance adéquate, normalement le remplacement des câbles devrait être pris en charge. Pour le reste, affaire suivre… On croise les doigts pour que cette vieille bagnole tienne encore un peu, le budget pour racheter une voiture étant égal à 0,0. :-S
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La campagne, c’est bien connu, est peuplée d’animaux. Pour ma part, j’ai rencontré des ânes et un chat de fenêtre. Je crois aussi avoir parlé de chevaux dans un de mes premiers billets, ainsi que de veaux dans le cadre d’une sombre histoire de confusion… Je reviens aujourd’hui sur les poules de mes voisins.
Parfois, en mettant le bout du nez hors de notre chaumière, on est assaillis par une drôle d’odeur tenace, un certain mélange de vieux fromage et de champ fraîchement recouvert de fumier. Citadine de souche, j’ignore tout des odeurs campagnardes de ce genre, je m’y connais plus en pollution quoi… Mais P’tit Mari, beaucoup plus instruit que moi dans ce domaine, avait la réponse: des poules! Des volailles puantes et dégoûtantes dans une ferme non loin de chez nous.
Notre ami fermier élève des poules destinées à être mangées et non pour vendre leurs oeufs. Elles sont donc engraissées, puis évacuées vers leur triste sort et remplacées par de nouveaux volatiles. D’après mon informateur, le “cycle” dure environ 5 semaines. Toutes les 5 semaines, un camion vient chercher les poules bien grasses et le fermier nettoie à fond le poulailler. C’est là que ça se gâte.
Si le vent souffle dans notre direction, il apporte avec lui la charmante odeur du fumier de poules. Je peux vous dire qu’à ce moment-là mieux vaut se munir d’un cache-nez pour aller se promner dans le village. Ultime précaution et non des moindres: dans le cas de pollution spéciale-poules, ne jamais étendre de linge dehors en espérant que le soleil le sèche doucement: l’odeur risquerait de s’incruster! Ma voisine a testé.
Munie de toutes ces précieuses informations, je vais pouvoir affronter la vie à proximité d’un petit élevage de volailles.
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Enfin une belle journée sans brouillard avec un beau ciel bleu et un température agréable. Un temps idéal pour aller se promener. Sur le chemin du retour, nous sommes passés à côté d’un pré dans lequel deux petits ânes broutaient les quelques brins d’herbe qui ont survécu au gel et à la boue.
En nous approchant un peu peu plus nous avons remarqué que ces deux ânes n’étaient apparemment pas en très bonne santé. Personne ne les a pansés depuis un bon moment; rien de grave à côté de l’état de leurs sabots. Les sabots de ces pauvres bêtes ont tellement poussé qu’ils sont en train de se retourner et les obligent à marcher directement sur l’articulation du pied. Je crois qu’on appelle cela des sabots “babouches”. Allez jeter un oeil sur ce site pour mieux comprendre de quoi je parle. Une visite du maréchal ferrant ne serait vraiment pas du luxe, c’est même urgent. Ces ânes pourraient probablement rester infirmes (articulations déformées, boiterie, etc.).
J’espère que le propriétaire de ces animaux va vite faire quelque chose. C’est sympa d’avoir des animaux chez soi mais parfois on ne se rend pas bien compte de tout ce que ça implique en termes d’investissement financiers et de temps. Le site de l’association A.D.A.D.A (Association Des Amis Des Anes) donne plein de conseils pour les personnes qui ont un ou plusieurs ânes chez eux ou qui souhaiteraient en avoir.
Je repasserai sûrement voir ces ânes, en espérant que tout soit rentré dans l’ordre. Je n’oublierai pas de prendre une petite pomme dans ma poche…
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Dans notre quartier, il y a presque plus de chats que d’habitants. C’est à se demander si quelqu’un fait un élevage ou quoi. Parmi tous ces félins, 2 ou 3, facilement indentifiables, tournent autour de notre maison régulièrement. Le plus assidu étant une madame chat toute blanche. La première fois que je l’ai vue je l’ai baptisée le chat-fantôme.
C’était un soir, j’étais tranquillement assise sur la canapé devant la télé, quand ce chat est venu poser ses deux pattes de devant sur le bord de la porte fenêtre, juste en face de moi. Un chat blanc à moitié debout, avec deux yeux jaunes qui brillent dans la nuit, ça ficherait presque la trouille…
N’empêche que le chat-fantôme semble bien aimer notre maison et particulièrement la fenêtre de la cuisine. Il passe des heures assis là, parfois à observer le voisinage et parfois à NOUS observer. D’ailleurs, la situation m’a rappelé ce billet de Shalima.
Moi je le trouve mignon (cœur sensible que voulez-vous) et je le ferais bien entrer mais c’est sans compter l’avis tranché de P’tit Mari. P’tit Mari aime beaucoup les animaux, plus ils sont gros plus ils ont la cote, mais il a un problème avec le concept d’animal domestique. Pour lui, c’est clair, les animaux c’est dehors, surtout pas dans la maison !
Vous me direz que faute de le faire entrer je peux lui prodiguer quelques caresses ou même lui donner quelques petits morceaux à grignoter. Mais il y a un mais. Il ne faudrait pas que le chat-fantôme soit trop à l’aise près de chez nous parce que nous avons quelqu’un dans la famille qui a une peur bleue des chats et qui n’oserait plus venir nous rendre visite si un chat rôdait trop souvent autour de chez nous. Bah, je peux toujours le prendre en photo, ça ne fait de mal à personne.

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