Posts Tagged “la campagne ça craint”

Tempus fugit. Et bonjour les rhumatismes! Pour éviter ça, rien de mieux que “La Gym des aînés” proposée aux habitants qui se sentent concernés, dans notre village et alentours. Vous croyez qu’à presque 26 ans il faut que je songe à m’inscrire?? Non parce que quelqu’un (la factrice?) semble me le suggérer… J’ai trouvé ça dans ma boîte aux lettres:

Qu’est-ce qu’on s’marre à la campagne, héhéhéhé.

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Rassurez-vous, on est pas dans un roman de Stephen King. Enfin, presque pas. Comme dans le roman, le fléau campagnard a des ailes. Il se faufile partout, profitant de la moindre fenêtre à peine ouverte. Il, ou plutôt Elles. Les mouches!

Ce qu’il y a de sympa dans l’été campagnard, c’est de laisser les portes fenêtres du salon ouvertes toute la journée et de passer son temps à hésiter entre la chaise longue sur la terrasse et la fraîcheur de l’intérieur. Le soir, on finit par refermer les portes et…c’est là que ça se gâte. Des dizaines de mouches ont envahi la maison. Il y en a partout. Impossible de cesser de bouger 5 minutes sans qu’une (ou plusieurs!) de ces bestioles rappliquent illico et se posent sur vous. Beurk. Je hais les mouches.

Comment s’en débarrasser?? Petit tour des méthodes classiques:

  • Le papier attrape mouches: pendu au plafond, cette bande de papier très très collant piège les mouches. Efficace mais vraiment dégoûtant. Et gare aux têtes imprudentes!
  • Les auto-collants empoisonnés: ornés de “magnifiques” dessins, ces auto-collants se placent sur les vitres. Les mouches sont censées absorber le poison dont ils sont composés. Moche, inefficace et pas très “bio”…
  • Le rideau de perles en bois: encore une fois, c’est laid. Côté efficacité, aucune idée…
  • La chasse: armé d’une tapette high tech ou d’un journal roulé, traquer chaque insecte et l’anéantir d’un coup sec. Un peu long mais efficace. Il ne reste plus qu’à évacuer les cadavres…
  • La grenouille: muni de sa seule petite mimine, choper la bestiole en plein vol et la relâcher à l’extérieur. Technique difficile à maîtriser et nécessitant un peu de…courage?
  • Fermer les fenêtres. Ben oui, rien que ça. Dommage.

En ce qui nous concerne, nous mixons un peu toutes les techniques, sauf le rideau de perles et le papier très très collant, faut pas abuser! Allez, l’été se termine, les mouches vont bientôt disparaître. Voilà une nouvelle raison d’apprécier l’automne.

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Le printemps, c’est chouette. La nature se réveille, les plantes poussent, toussa. Le gazon n’y fait pas exception. Il pousse à une vitesse hallucinante. Nous ne sommes pas adeptes du gazon style terrain de golf, mais tout de même; au bout d’une semaine c’est la jungle! Il faut donc sévir et faire vrombir la tondeuse.

Il y a une semaine, en l’absence de P’tit Mari, je décide de couper net la croissance de notre jungle tapis vert. C’est la première fois que je m’occupe de cette tâche de A à Z, du remplissage du réservoir d’essence au rangement de la tondeuse. Je commence par situer à l’odeur le fameux réservoir. Même que j’en mets pas à côté. Oui Madame, oui Monsieur. La machine est prête, je peux y aller.

J’insiste quelques minutes pour que le moteur veuille bien démarrer, ce qu’il finit par faire. L’honneur est sauf. J’en viens à me dire que tout pourrait bien se passer. Je tonds, je tonds, je tonds. Arrive le moment où il faut vider le réservoir qui contient le gazon coupé. Rien de plus simple! Sauf que j’ai à peine touché à la tondeuse que celle-ci tombe en miettes (ou presque). Bizarrement, une pièce vient de se faire la malle et le “manche” est maintenant bien de travers. Abandonnant provisoirement le problème de l’herbe coupée, j’inspecte la machine. Sans comprendre. Légèrement agacée par mon ignorance, je finis par prendre mon téléphone et appeler P’tit Mari. Celui-ci éclaire rapidement ma lanterne. J’ai certainement perdu une vis, vis qui est déjà tombée auparavant. Soit.

S’en suite une recherche de vis dans les brins d’herbe. En attendant, le gazon est tondu au tiers, c’est plutôt comique. On dirait qu’il me nargue, avec sa copine la tondeuse de travers. Pfff. Après une bonne demi heure de recherches, je retrouve la vis. Mais pas le boulon qui va avec. Je suis maintenant bien énervée et frustrée. Impossible de tondre correctement avec une machine à moitié tordue. Je cherche encore le boulon. Dans une botte de foin dans le gazon. Rien. A son retour, P’tit Mari m’explique qu’il a oublié de mentionner que le boulon est perdu depuis belle lurette. Ok. Calme et zen. Il ne reste plus qu’à bricoler un truc provisoire de façon à venir à bout du gazon. Merci P’tit Mari. Un boulon tout neuf sera acheté le lendemain. Fin du premier épisode.

Deuxième épisode. Même scénario que la semaine précédente. La pluie a enfin cessé et je veux en profiter pour m’occuper du gazon, gazon qui décidément ne nous laissera pas une seule semaine de repos. Me rappelant de ma mésaventure, j’ai comme une mauvaise impression… Je décide de contrôler l’état des vis des DEUX côtés. Je bouge légèrement la tondeuse, encore dans le cabanon de jardin, et chtiiing. La fameuse vis a cédé, cassée net en deux. Bon. Au moins cette fois je n’ai pas commencé, j’ai l’air moins idiote.

J’écoute les tondeuses des voisins en attendant de retourner au brico machin pour acheter une vis.

Dernière minute: la tondeuse est normalement réparée, je suis sur le point d’aller en découdre avec le gazon!!

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Vous vous en souvenez peut-être, il y a quelques mois de cela, ma voiture avait subi une attaque de fouines rongeuses de câbles. Cette fois, c’est au tour de la voiture de P’tit Mari d’être victime d’un zanimal. Un gros même.

P’tit Mari roulait tranquillement en direction de chez nous quand un chevreuil a eu la brillante idée de traverser la route en sautillant parmi les voitures. Vous l’aurez compris, après “Paf le chien”, voici en exclusivité campagnarde, “Bam le chevreuil”. P’tit Mari se porte bien, grand ouf. La bestiole a continué sa course de l’autre côté de la route et personne ne sait ce qu’il en est advenu. La voiture, par contre, elle celle qui a visiblement souffert de l’histoire. L’avant est légèrement enfoncé et le capot baille un poil… :-S Heureusement, le moteur ne présente a priori pas de dégâts majeurs et notre assurance va se charger des frais de carrosserie. Re-ouf, rapport au budget de remplacement de voiture encore et toujours égal à 0,0.

P’tit Mari a tout de même du faire un tour à la gendarmerie pour faire une déclaration de “sinistre véhicule/animal”. Il y a même un formulaire pour ça. Qu’est-ce qu’on se marre à la campagne…

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Une fois n’est pas coutume, je ne vais pas vanter les mérites de la campagne. Aujourd’hui, ce serait même tout le contraire. Pour le coup, je regretterais presque un peu ma vie citadine.

Il y a très très longtemps, dans une ville très très lointaine (genre un vieux souvenir), je me levais le matin, je me traînais précipitais sous la douche, je m’habillais et je prenais mon p’tit déj bien avec… mon journal! Mon cher journal régional tout frais sorti de l’imprimerie, m’attendant dans ma boîte aux lettres dès 6h tapantes. Ah quel bonheur, quel délice de lire les dernières nouvelles de ce monde, les “ragots” du coin, la météo et même les petites annonces.

En fait, c’était un vrai rituel. Qu’importe la météo maussade, les nouvelles accablantes et les annonces même pas drôles, c’était un réel plaisir de tourner chaque page en commençant ma journée. Bien entendu, j’aurais pu, en véritable geekette, consulter les news sur le web. Mais non, ce n’est pas pareil. Surtout pour les informations régionales, rien ne vaut le bon vieux journal papier; tant pis si quelques articles “monde” sont déjà obsolètes comparés à l’info en direct sur le web. Bref, une fois le journal lu, je me sentais prête pour affronter la journée.

Et maintenant? Ben maintenant, le journal du matin, y’a pas. Rapport à l’heure de distribution bien trop tardive dans notre pitit village. Plus de journal du matin, plus de rituel matinal. Snif. Franchement, il n’y a rien à faire, lire le journal le soir n’a pas la même saveur. Le pauvre journal a déjà comme une odeur de vieux papier, il n’est plus aussi attirant.

Parfois, en guise d’ersatz, je lis les journaux gratuits dans le train du matin. Honte à moi. Heureusement, je ne travaille pas tous les matins. Ouf! ;-)

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Comme je l’ai déjà dit, mes lectures pour le Challenge Kulturel sont un peu en panne. Pour repartir du bon pied, rien ne vaut un nouveau livre (surtout quand on bloque sur le précédent…). J’ai donc décidé de continuer avec “Les grandes espérances” de Charles Dickens.

Presque à chaque fois que je retourne à la ville je fais un saut dans une librairie. Je prends mon temps pour flâner, feuilleter des bouquins et en humer quelques autres (j’adore l’odeur des livres). Bizarrement (ou pas), ces librairies citadines ne connaissent de Dickens que “Les aventures d’Oliver Twist”. Bien sûr, j’aurais pu commander “Les grandes espérances” mais voyez-vous je n’ai jamais pris le temps. Finalement, ce n’est pas à la ville que j’ai trouvé le roman convoité.

A une lointaine époque, les livres s’achetaient dans des commerces appelés “librairie-papeterie”; on y trouvait des crayons à la pièce, du papier et des livres. C’est dans une de ces antiques librairie-papeterie que j’ai acheté mon Dickens. A l’étage donnant sur la rue se trouve la section papeterie. Pour les bouquins, il faut descendre un étroit escalier en colimaçon pour atterrir dans un sous-sol, au même niveau que l’entrepôt, visiblement. On y trouve des romans au format poche, des BD, des guides de voyage, quelques ouvrages de photos et un soupçon de divers et variés.

En saisissant le livre, j’ai tout de suite vu qu’il avait comme un air bizarre… En l’ouvrant j’ai aperçu un morceau de papier qui indique la date de mise en rayon de l’objet. La date est inscrite au tampon encreur, à moitié effacée mais tout de même lisible: 22 avril 1998. 10 ans que “Les grandes espérances” m’attendent dans ce sous-sol. Pour le reste, une photo sera plus parlante.

J’ai volontairement placé le bidule à côté d’un de ses congénères de la même collection. On voit clairement la différence de couleur des pages. Même le logo de la collection a changé en 10 ans. Vers le bas de la tranche, vous pouvez aussi admirer les outrages du temps infligés par 10 ans de rayonnage. Voilà ce qu’on trouve près de chez moi.

Il ne me reste plus qu’à me plonger dans cette oeuvre à l’emballage délicieusement vintage acheté dans un commerce vinatge lui aussi. Le prix lui, était moderne. ;-)

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