Posts Tagged “j’apprends”

Parfois, il nous prend comme une envie soudaine de rangement, de tri, de nettoyage. C’est arrivé aujourd’hui. Et ça fait du bien. :-)

Voici un exemple en images de nos réalisations.

Ce tiroir de cuisine m’a souvent posé des problèmes. Avant rangement.

Et maintenant, après rangement:

En plus du tiroir, nous avons, dans le désordre:

  • Entièrement vidé et nettoyé le frigo dans les moindres recoins (y.c. dégrivrage du compartiment congélation);
  • Acheté des boîtes de rangements;
  • Trié les petits habits du Lutin et rangé ce qui est trop petit dans les boîtes citées plus haut; elles-mêmes montées au grenier (Le Lutin a 4 mois et porte déjà du 68 (!) );
  • Trié le contenu de deux armoires et remisé une partie au grenier;
  • Jeté un vieux grille-pain tout déglingué et remplacé celui-ci par son cousin tout neuf;
  • Rempli des bacs à glaçons de purée de carottes-patates en prévision des essais de diversification alimentaire dans les semaines qui viennent et congelé le tout.

Je crois que nous méritons bien une soirée tranquille. Bon week-end tout le monde!

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J’en ai appris une bien bonne: j’ai changé de vie. J’ai tout quitté pour commencer une nouvelle vie. Rien que ça. Je suis partie de ma métropole géante pour aller vivre au fin fond de l’Alaska, sans aucun voisin dans un périmètre de 100km. Et je ne parle même pas des “commodités” comme les hôpitaux, la police, les pompiers, les écoles, les commerces, etc. Radical. (Du coup, on se demande bien comment je fais pour avoir accès à Internet…).

Il y a comme un malentendu et je crois que c’est la faute de mon blog. Avec un nom comme “Une citadine à la campagne”, on ne peut que se tromper. C’est ce qui est arrivé à un journaliste de France 2 qui m’a contactée pour me proposer de livrer mon palpitant témoignage sur la façon dont j’ai changé de vie en quittant la ville pour me retirer à la campagne. So romantic. Le coup de l’Alaska c’était un peu gros, on est d’accord. Mais on aurait pu imaginer quelque chose de plus intéressant, de plus “palpitant”, quelque chose qui soit digne d’une émission de France 2 quoi.

J’aurais pu être une nana branchée, hyper fashion dans une grande ville (au hasard, Paris), une business woman accomplie qui court toute la journée d’un rendez-vous à l’autre et qui gagne plein de sous. Et puis un jour j’en aurais eu assez de la pollution, du stress de la vie citadine, du boulot 24h/24; j’aurais eu envie de déménager en province, dans une ferme à peine rénovée, à l’écart de tout. J’aurais choisi d’élever des poules parce que c’est très bucolique et des chèvres naines parce que c’est mignon. Je porterais des chemises à carreaux et des bottes toutes l’année. J’aurais une mini éolienne dans mon jardin et des panneaux solaires sur mon toit. Ce serait beau. N’est-ce pas Jean-Luc??

La réalité est bien moins intéressante et bien plus ennuyeuse. Oui, je suis née dans une ville et j’y ai vécu jusqu’à mes 25 ans. Oui, j’ai déménagé dans un petit village. Oui, j’ai un jardin, même un jardin potager et un étang. Oui, je suis parfois encore déroutée par certaines habitudes un peu “campagnardes”. Mais ma ville d’origine compte 35′000 habitants, mon village 250. J’ai l’eau courante et l’électricité comme tout le monde. Je n’élève pas d’animaux et je fais mes courses dans les deux petites villes à quelques km à peine de chez moi. Je vis dans une maison et pas dans une ferme. En 30 minutes de voiture ou de train, je peux rejoindre la ville, ma ville. A peine plus loin, se trouve une ville bien plus grande. Alors non, je n’ai pas tout quitté, je n’ai pas changé de vie à proprement parlé.

J’ai la chance d’habiter dans un petit pays dans lequel tout est proche de tout (ou presque). Vivre à la campagne, c’est un choix comme un autre, pas un sacrifice ou un tournant dans une vie. Enfin, en ce qui me concerne. “Une citadine à la campagne” c’est une sorte de boutade, un clin d’oeil. Un prétexte pour écrire, pour relater des anecdotes, pour échanger. Pour le côté “témoignage”, on repassera hein. Tout ceci éclairci, je suis navrée d’annoncer au charmant journaliste qui m’a contactée qu’il va falloir qu’il poursuive ses recherches pour trouver quelqu’un qui aura quelque chose de digne d’une émission de France 2 à raconter. Bonne chance!

PS: C’est étonnant, la blogosphère devient une source de “témoins” inépuisable pour les médias, non? Serait-ce là lune facilité ou le côté “égocentrique” du blogueur moyen qui récolte ce qu’il sème?

PPS: Je suis absolument navrée pour tous les lecteurs de ce blog qui ont cru que ma “migration rurale” était authentique. C’est scandaleux de tromper les gens quand même! Honte à moi :-P

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Aujourd’hui 2 février, 38 SA et 4 jours. Je vois le bout. Je suis partagée entre la hâte de rencontrer notre enfant et l’envie de savourer chaque minute restante de ma grossesse. J’ai eu de la chance, je n’ai pas eu de problème médical pendant ma grossesse, bébé va bien et les petits embêtements se sont révélés relativement peu nombreux. J’ai même pu me reposer tout mon saoul. Au fil des mois, j’ai testé et approuvé quelques astuces pour me sentir bien et contourner les problèmes rencontrés.

Voici dans un ordre aléatoire les idées, choix et objets qui m’ont rendu la vie plus douce jusqu’ici:

  • Les trois premiers mois, quand les nausées m’ont poursuivie, je faisais 5 ou 6 petits repas par jour au lieu des 3 habituels. Manger plus souvent mais moins à la fois m’a aidée à me passer de médicament contre les nausées. Pas mal aussi, le petit morceau de pain au réveil, avant même de poser un pied par terre.
  • Les bains me font bien fou et ce depuis le début. Il n’y a rien de tel pour me détendre, y compris quand j’ai des contractions. Attention cependant à ne pas en abuser et surtout à ne pas utiliser de l’eau trop chaude!
  • A partir du 5ème mois, le coussin d’allaitement a rendu mes nuits beaucoup plus agréables. On pourrait croire que c’est un gadget mais franchement c’est génial pour trouver une position confortable et s’endormir tranquillement. Le mien est en balle d’avoine et non en billes de polystyrène…
  • Côté vêtements, les journées paraissent beaucoup moins longues quand on s’habille confortablement. Si si. Pour moi, l’idéal c’est un leggings future maman (si possible une taille de plus que normal) et une robe taille empire. Question sous-vêtements, c’est tellement mieux quand ils sont à la bonne taille (!) Et enfin, la nuit, je ne remercierai jamais assez P’tit Mari ne m’avoir prêté un t-shirt de sa garde-robe, le confort absolu je vous dis.
  • Si comme moi vous n’êtes pas immunisée contre la toxoplasmose et que par conséquent vous ne pouvez pas manger tout ce que vous voulez, sachez que c’est nettement moins pénible de suivre ce “régime” à deux (ça évite aussi les tentations). P’tit Mari mérite une médaille pour n’avoir pas avalé une miette de nourriture proscrite depuis le début. Merci pour le soutien!
  • Evitez de fréquenter les forums et autres sites web sur lesquels on ne parle que de symptômes effrayants, de complications aussi graves qu’inattendues et d’accouchements cauchemardesques. Fermez vos oreilles quand on vous raconte ce genre de trucs. On se sent bien plus zen comme ça.
  • Et finalement, ne pas s’oublier! Enceinte oui, mais pas que. C’est important de prendre du temps pour soi, de faire des choses qui font plaisir et qui n’ont pas forcément quelque chose à voir avec la grossesse.

Et juste pour rire, le hit-parade du moment des phrases qui “font plaisir” quand on est enceinte:

  • En troisième position, le classique: “C’est des jumeaux??” Non non, je suis obèse et j’attends des triplés. Non mais.
  • En 2ème position: “Alors, comment il va ce bébé?” Euh, je ne sais pas, bien j’espère. Je ne vais pas tous les jours chez le doc et j’essaye de penser positivement hein. Et à part ça, je vais bien merci.
  • Et en première position: “Tu verras, l’accouchement c’est juste un mauvais moment à passer!” Grumpf.
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Au premier trimestre, c’était une idée. Une idée très forte qui s’est installée au creux de mon ventre et de mon coeur. Pour témoigner de cette douce idée, de cette image si forte et floue à la fois, j’avais quelques nausées bien concrètes et deux petites lignes sur un bâtonnet de plastique. Je pensais, j’imaginais, ce petit être qui grandissait silencieusement en moi. Je ne savais rien de lui mais je le pensais entièrement.

Le début du 2ème trimestre fut marqué par la fameuse première échographie. Cette idée quasi platonicienne a pris forme physique d’un seul coup, l’image sur l’écran a frappé nos rétines et nos coeurs; le galop d’un muscle cardiaque emballé s’est engouffré dans nos oreilles. Tout à coup, il était là, il s’est imposé en une fraction de seconde. L’idée s’est doucement associée à ce qui nous était révélé. Contact. Nous apprenions à te connaître.

Les semaines suivantes, tout s’est accéléré. Mon ventre s’est épanoui; tu prenais en moi la place dont tu as besoin pour te faire un chemin vers le monde. Nous te savions là, caché sous ces rondeurs naissantes. Tu allais bientôt nous offrir le sens du toucher. Je t’ai senti donner ton premier coup net vers 20 SA. Je ne partageais plus mon corps avec une idée, ni même avec une image, je le partage avec toi. Bientôt, ce fut le tour de ton papa te surprendre tes mouvements. Les nausées avaient disparu et ma maternité s’affirmait. Le deuxième trimestre est un havre de paix.

Le troisième trimestre est maintenant bien entamé et plus que jamais j’apprends à partager mon corps. Mon ventre n’est plus une rondeur, mais la sphère même. Ma peau se tend lentement mais sûrement, mes ligaments travaillent à m’arracher des grognements et je vois se promener sur ce ventre impossible à camoufler, des bosses qui remontent à la surface comme des vagues. Je sais maintenant que tu préfères mon côté gauche grâce aux impressionnantes déformations que tu imprimes à mon ventre, je sais que tu entends la musique et que tu sens les caresses de tes parents. Ta force grandit de jour en jour.

Et moi, je te regarde grandir, parfois éblouie de contentement, parfois si lourde. Ton papa m’aide à apprivoiser ce corps partagé. Quand je ne supporte plus mes vêtements, quand la tension a atteint chacun de mes muscles, je me plonge dans un bain chaud et je me détends instantanément. Je crois que je te retrouve alors. Je partage mon corps dans un élan de tendresse.

Bientôt tu seras dans nos bras et à trois nous apprendrons à nous connaître, désormais séparés mais réunis.

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Hier, c’était panier bio day. Comme à chaque fois, nous avons vidé le panier avec plaisir, examinant chaque denrée. Miam, le jus de pomme, le fromage, le pain, la salade, les…les quoi en fait?? Nous voilà nez à nez avec un genre de légume totalement inconnu. Retour sur la liste de livraison.

Nous repérons assez vite un produit au nom inconnu et biscornu. Ben ça doit être ça. C’est bien joli faire du vocabulaire mais ça ne nous dit pas comment se mange le truc en question par exemple… Bien sûr, Google est notre ami et tout. M’enfin, j’avais envie de vous poser cette colle. Ce n’est pas la première fois que nous tombons sur “un os” et cela me fait réfléchir à la diversité alimentaire, aux nourritures oubliées, etc. Voici donc les bidules. Qu’est-ce que c’est à votre avis? Qui va reconnaître ces machins si “appétissants” ?

Je précise tout de suite que j’ai essayé de laver ces choses et que leur aspect n’a pas changé d’un poil. Perso, je trouve que ça ne paie pas de mine, c’est le moins qu’on puisse dire… Est-ce bon, quelqu’un sait???

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Il y a peu, je m’insurgeais contre la consommation à outrance autour des bébés. C’est bien joli de râler et de dire qu’on ne cédera pas à ces marchands du temple, mais il faut parfois trouver des solutions de remplacement. Certains besoins sont “inventés” par les marketeurs (exemple surveiller bébé à l’aide d’un baby phone à caméra) et d’autres existent plus objectivement (exemple, nettoyer les fesses de bébé). Voici donc quelques idées et astuces glanées ça et là.

Soins au bébé et matériel de puériculture:

  • Les lingettes (chères, anti écologiques et irritantes) peuvent être remplacées avantageusement par un simple gant de toilette doux et de l’eau du robinet. Une autre solution consiste à fabriquer du liniment oléocalcaire à l’aide d’huile et d’eau de chaux.
  • La crème pour les fesses du bébé n’est pas toujours indispensable, souvent un peu de simple huile d’olive (la même qu’en cuisine oui) suffit à protéger la peau.
  • Qui ne connaît pas encore les couches lavables? Ecologie, économie et confort du bébé, tout en un. Nous avons acheté les nôtres à la boutique Mère et Terre. Il existe aussi des modèles à plier, moins chers mais un peu moins pratiques.
  • Si on souhaite stériliser ses biberons, un casserole d’eau bouillante suffit: après trois minutes de bain bouillonnant les biberons sont prêts. Inutile d’acheter un stérilisateur super cher…
  • Les mouches-bébé ne sont pas adaptés aux nouveaux-nés (en général); on peut les remplacer en utilisant de la ouate humide roulée en un toute petit tire-bouchon.
  • Côté vêtements, le plus important reste le côté pratique et le confort du bébé. Les pyjamas qui s’ouvrent en bas sont plus pratiques. Attention aux fameuses “gigoteuses”, les emmanchures sont souvent trop grandes pour les petits bras d’un nouveau-né, celui-ci risque alors de glisser à l’intérieur. Pour remédier à cela, il suffit de faire une petite couture pour resserrer tout ça.

Astuces en pagaille:

  • Quand on sort le bébé de son lit pour l’allaiter (ou lui donner un biberon), il peut être utile de placer une bouillotte (ou une bouteille en PET remplie d’eau chaude) dans son lit pour que celui-ci ne soit pas tout froid quand on y repose le bébé.
  • Quand le bébé pleure un peu la nuit, il n’est pas forcément éveillé, il est peut-être en train de rêver. Pour éviter de le réveiller en le prenant directement dans les bras, les parents peuvent essayer de parler doucement à leur enfant, la réaction (ou pas) du bébé est assez significative.
  • Si on souhaite se passer de lingettes à la maison, il peut être utile d’avoir un thermos d’eau tiède et une petite bassine à proximité de la table à langer.
  • Quand le bébé a un petit bobo (début de fièvre, yeux qui coulent, vomissements, diarrhées, par exemple), commencer par essayer de le soigner avec des choses simples qu’on a à la maison: compresses de vinaigre pour la fièvre, camomille pour les yeux qui coulent, etc.
  • Règle de 3 pour les petits bobos: si le bébé a 3 bobos ou plus en même temps, aller consulter; si le bébé a un seul bobo qui dure 3 jours ou plus, aller consulter.

Voilà ce dont je me souviens. Si quelqu’un à d’autres idées ou astuces: je vous écoute avec plaisir!

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