Archives pour la catégorie “Lecture”

Je le mentionnais dans mon billet précédent, nous venons d’acheter le livre de Nathanaëlle Bouhier-Charles et Monica Companys, “Signe avec moi”. Les auteures destinent leur ouvrage aux parents (entendants) qui souhaitent communiquer avec leur bébé (entendant) grâce à la langue des signes.

Le principe

Les bébés et très jeunes enfants ne sont pas encore capables de parler mais ont déjà des choses à exprimer, des envies, des besoins, des émotions, etc. Alors qu’ils ne sont pas prêts pour la parole, ils maîtrisent suffisamment leurs muscles pour faire des signes. En utilisant quelques signes, la communication entre les parents et l’enfant sera facilitée.

Le livre

La première partie de l’ouvrage, parsemée de témoignages, présente les idées principales de la méthode et donne quelques pistes pratiques pour débuter. La seconde partie est un lexique en images des signes les plus utiles et les plus courants. L’ensemble est plutôt vite lu ( environ 45 pages de texte). [ Je fais une petite parenthèse pour dire que je suis CONTRE la police d'écriture Comic Sans MS utilisée dans un livre: c'est une horreur. Pitié, cette police n'est pas faite pour ça. Vous l'aurez donc compris, "Signe avec moi" est écrit avec cette police ignoble. Mes yeux ont souffert. Bref.]

D’après ce livre, la langue des signes avec bébé c’est la clé de tout: plus de frustrations, un énorme enrichissement de la relation parent-enfant, le bonheur quoi. La langue des signes serait une étape avant la parole, comme marcher à quatre pattes avant la marche debout, et ne retarderait en rien acquisition du langage parlé. Comme le déplacement à quatre pattes laisse la place à la marche debout (puisque nous sommes le peuple de ceux qui marchent debout*), les signes disparaissent peu à eu au profit de la parole.

Pour apprendre des signes à son enfant, à partir de 6-8 mois, il faut pas mal de patience et de persévérance. Il faut répéter le signe en ajoutant les mots et la situation correspondants. Par exemple, pour apprendre le signe pour “téter”, on fait le signe avant de mettre l’enfant au sein et on explique en même temps “Maintenant c’est l’heure de la tétée, etc.”. Petit à petit, le bébé reconstitue le puzzle et reproduit lui-même le bon signe au bon moment.

Ce que j’en pense

A la base, j’étais intriguée. Quand même, c’est intéressant de savoir ce que son bébé encore au stade des gazouillis a à exprimer, et pas seulement ses besoins mais aussi ses envies, pensées, etc. En lisant le livre, le plus connu du genre, je crois, j’ai été un peu surprise. J’ai une tendance naturelle à me méfier des méthodes “miracles” et cette méthode est un peu présentée comme telle. Les nombreux témoignages au fil de “Signe avec moi” sont presque tous (tous peut-être même) signés de mamans. Mais où sont les papas, ai-je pensé. En réalité, je pense qu’il faut énormément de temps et d’investissement pour mettre en place les signes, alors forcément le parent qui s’occupe le plus de l’enfant s’y met plus naturellement et comme ce sont souvent les mamans… Et je ne parle pas du reste de la famille, des amis, etc. Je me demande si s’exprimer en langue des signes ne pourrait pas devenir un genre de “refuge” pour l’enfant.

Ensuite, je m’interroge sur l’idée de communication facilitée. Quelqu’un de notre entourage nous a dit il y a quelques mois “Vous verrez, un bébé, jusqu’à 6 mois, c’est vraiment peu interactif”. Je ne suis pas d’accord. Comme les auteures de “Signe avec moi” le disent, même un petit bébé veut exprimer des choses, à nous d’essayer de comprendre ce qu’ils ont à dire, d’apprendre à les connaître. Je suis d’ailleurs chaque jour étonnée et ravie de découvrir la personnalité (déjà bien affirmée…) de mon Lutin. Mais la langue des signes est-elle vraiment la réponse? La seule réponse? Franchement, je ne sais pas. Peut-être cela dépend-il des enfants. Qu’en pensez-vous?

“Signe avec moi” me semble être un livre intéressant pour découvrir la langue des signes avec bébé, mais il manque peut-être un peu de profondeur et de recul. Je le vois comme une introduction qui nécessite quelques approfondissement. D’ici aux 6 mois du Lutin, je vais continuer à me renseigner, avec P’tit Mari, et nous verrons si on tente l’aventure.

* Qui peut me dire d’où vient cette légendaire référence qui n’a rien à voir avec le sujet de ce billet?

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Voilà des mois que je n’ai pas pris le temps de lire. Et pourtant, j’adore lire et cela me manque. J’aime lire des blogs, suivre des forums, lire des news online mais le papier me manqe. Je passe beaucoup de temps devant l’ordinateur (trop peut-être). Et bien sûr, il y a le Lutin, à qui je consacre la plus grande partie de mes journée. Pourtant, j’aimerais trouver le temps de lire et je vais faire en sorte d’y arriver.

Alapage vient de nous livrer (merci de me sauver de ma campagne porfonde ;-) ): il faut que je m’y mette! Sur ma fameuse PAL:

  • “Une île sous le vent”, B. Kingsolver. Une grande amie m’a fait découvrir cette auteure.
  • “L’éléphant s’évapore”, H. Murakami. Mon auteur fétiche. Des nouvelles.
  • Deux numéros du Nouvel Observateur, pour rester sur Terre.
  • “Ergonomie Web”, A. Boucher. Un peu de lecture geek.
  • “Signe avec moi”, M. Companys et N. Bouhier-Charles. Pour apprendre à communiquer avec le Lutin (si c’est possible, on verra)
  • “Socrate, Jésus, Bouddha, Trois maîtres de vie”, F. Lenoir. Inspiration de mes études de philosophie et de sciences des religions certainement.

Y’a du boulot! Je ne garantie donc pas le rythme de publication de ce blog… :razz:

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Comme je l’ai déjà dit, mes lectures pour le Challenge Kulturel sont un peu en panne. Pour repartir du bon pied, rien ne vaut un nouveau livre (surtout quand on bloque sur le précédent…). J’ai donc décidé de continuer avec “Les grandes espérances” de Charles Dickens.

Presque à chaque fois que je retourne à la ville je fais un saut dans une librairie. Je prends mon temps pour flâner, feuilleter des bouquins et en humer quelques autres (j’adore l’odeur des livres). Bizarrement (ou pas), ces librairies citadines ne connaissent de Dickens que “Les aventures d’Oliver Twist”. Bien sûr, j’aurais pu commander “Les grandes espérances” mais voyez-vous je n’ai jamais pris le temps. Finalement, ce n’est pas à la ville que j’ai trouvé le roman convoité.

A une lointaine époque, les livres s’achetaient dans des commerces appelés “librairie-papeterie”; on y trouvait des crayons à la pièce, du papier et des livres. C’est dans une de ces antiques librairie-papeterie que j’ai acheté mon Dickens. A l’étage donnant sur la rue se trouve la section papeterie. Pour les bouquins, il faut descendre un étroit escalier en colimaçon pour atterrir dans un sous-sol, au même niveau que l’entrepôt, visiblement. On y trouve des romans au format poche, des BD, des guides de voyage, quelques ouvrages de photos et un soupçon de divers et variés.

En saisissant le livre, j’ai tout de suite vu qu’il avait comme un air bizarre… En l’ouvrant j’ai aperçu un morceau de papier qui indique la date de mise en rayon de l’objet. La date est inscrite au tampon encreur, à moitié effacée mais tout de même lisible: 22 avril 1998. 10 ans que “Les grandes espérances” m’attendent dans ce sous-sol. Pour le reste, une photo sera plus parlante.

J’ai volontairement placé le bidule à côté d’un de ses congénères de la même collection. On voit clairement la différence de couleur des pages. Même le logo de la collection a changé en 10 ans. Vers le bas de la tranche, vous pouvez aussi admirer les outrages du temps infligés par 10 ans de rayonnage. Voilà ce qu’on trouve près de chez moi.

Il ne me reste plus qu’à me plonger dans cette oeuvre à l’emballage délicieusement vintage acheté dans un commerce vinatge lui aussi. Le prix lui, était moderne. ;-)

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Je continue avec le récit de mon expérience de jury littéraire. Pour les retardataires, le premier épisode se trouve ici.

Les 12 livres sont arrivés: il ne me reste plus qu’à me plonger dedans. Au premier abord, la sélection me semble assez floue, je ne comprends pas bien quels sont les critères de choix. Pour les intéressés, vous pouvez découvrir la sélection en question ici. De mon côté, je vais m’en tenir à parler de mon expérience en elle-même et vais laisser de côté la critique de chaque titre.

Je choisis de commencer par celui dont le titre me parle le plus. Mauvaise pioche: j’aurai du mal à la finir. Le temps étant compté, je ne peux pas me permettre de laisser un livre prendre la poussière. Allez hop, au suivant. Heureusement, je découvre quelques perles. Je n’en citerai qu’un seul, nettement au-dessus du lot: “Fuir” de Jean-Philippe Toussaint. J’ai adoré.

Je poursuis ma lecture, parfois plusieurs heures par jour, lovée dans un fauteuil, ne m’arrêtant que quand la pénombre s’installe. C’est un peu la boulimie de lecture. Je me sens à fond dedans, je lis avec un crayon dans la main, je gribouille des notes et je réfléchis sans cesse. Les personnages, les titres, les ambiances tournent sans fin dans ma tête. J’apprends aussi qu’il est vraiment différent de lire des romans pour son seul plaisir ou avec la lourde tâche d’émettre un avis devant d’autres personnes. C’est plutôt grisant mais j’ai aussi envie de me calmer, de retrouver un rythme plus naturel.

La première réunion du jury arrive. Je prends le train pour Genève, siège de la Télévision Suisse Romande. J’ai hâte de rencontrer les autres membres du jury. Quelques péripéties plus tard, le voilà assise parmi les 20 jurés. Première surprise, nous sommes 16 femmes et 4 hommes. Il paraît que ce n’est pas étonnant. Naïve je suis. Cette première réunion servira surtout à faire connaissance. Une très grande majorité des personnes présentes sont issues du monde du livre: libraires, bibliothécaires, employés d’édition, profs de français etc. Je ne suis qu’étudiante, probablement la plus jeune. A l’autre bout de la table, la présentatrice de l’émission organisatrice du prix et son assistante.

Je ne sais pas trop où donner de la tête. Je m’attendais à quelque chose de plus organiser, de plus structuré. Chacun s’exprime à tour de rôle, sous le regard “bienveillant” des deux “présidentes”. Je n’en apprendrai pas plus sur les critères de choix de la sélection des 12 romans, probablement le simple reflet des goûts de Miss Présentatrice. Ultime étape de cette première rencontre: le vote. Les romans qui obtiendront le moins de votes seront éliminés.

A la sortie, je commence à réfléchir, je me demande comment cela va tourner…  Je me dis que la discussion sera plus dense la prochaine fois, avec moins de titres.

Au prochain épisode: Les deux autres réunions, la désignation du gagnant et quelques désillusions.

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En ce moment, je suis complètement engluée dans “La Chartreuse de Parme”, ouvrage au programme du challenge Kulturel. Et je ne parle même pas de ma Pile A Lire qui grandit de jour en jour. Stressss. Je reviens donc un peu en arrière dans ma carrière de lectrice pour parler de ma petite expérience de jury littéraire.

Oh rien de bien prestigieux ni de très connu, point de Goncourt ni de Femina, mais plutôt le prix TSR du roman. Je parie que ça ne vous dit rien du tout. La TSR, ou Télévision Suisse Romande, est à l’origine de ce prix, prix remis à l’occasion du Salon du Livre de Genève. En bonne chaîne du service public, la TSR a son émission littéraire diffusée au milieu de la nuit, comme il se doit… C’est cette émission qui s’est associée au prix TSR du roman. Voilà pour l’idée générale.

C’est sur le net (encore) que j’ai entendu parler pour la première fois de ce prix. J’avoue qu’en voyant qu’ils étaient à la recherche de membres du jury, j’ai tout de suite été enthousiaste. Lire des livres et donner mon avis, voilà quelque chose qui me plaît bien! A priori, l’histoire avait l’air sérieuse: pour déposer sa candidature, il fallait remplir un dossier et écrire une lettre de motivation. Il s’agissait notamment d’argumenter sur un roman récent, choisi par le candidat. Après réflexion, j’ai décidé de parler de parler de littérature japonaise. Ce choix m’a paru judicieux: un peu original et représentatif de moi et de mes goûts. Pour la petite histoire, j’ai parlé du roman “Objectif” de Hitonari Tsuji.

J’ai envoyé mon dossier et j’ai attendu. Attendu. Encore. Les semaines ont passés, sans aucune nouvelle. Connaissant la date de la première réunion du jury, j’ai fini par conclure que je n’avais pas été retenue. Au-delà de la déception, j’ai été légèrement vexée de ne même pas avoir reçu de lettre m’expliquant que j’avais été recalée. Et puis, surprise, à un peu plus de deux mois de la première réunion, mon téléphone a sonné: une personne de la TSR m’a annoncé que j’étais prise pour le jury et que j’ allais recevoir très bientôt les 12 livres de la sélection. J’ai aussi appris que nous allions être 20 dans le jury(!) 20 jurés et 12 livres, pour un petit prix littéraire inconnu, c’était surprenant mais super youpiiiiiii!

Côté directives, ce n’était pas très compliqué: j’ai été “invitée” à partager mes réflexions sur mes lectures sur le forum de l’émission. Pas de consigne particulière. Je découvrirai d’ailleurs que les longs messages que j’ai pondus ont parfois été écourtés et que le forum en question n’était pas du tout réservé aux membres du jury, mais simplement public. Soit. L’important, c’est de lire et de partager. Lire justement. 12 livres en 2 mois, voilà un rythme soutenu. C’est avec joie et motivation que j’ai ouvert le premier livre…

A suivre dans le prochain épisode: La lecture des 12 livres et la première réunion.

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Ma pile à LireConnaissez-vous le concept de la PAL, ou Pile A Lire? Moi je viens de découvrir. Avant j’appelais ça: “les bouquins en attente dans un coin” ou “les bouquins qui squattent ma table de chevet. Les dits bouquins attendent souvent très longtemps que je daigne m’intéresser à eux parce qu’entre temps j’en ai encore commencé d’autres! Que voulez-vous, les priorités changent, certains romans sont absolument prioritaires d’ailleurs. Résultat, nos bibliothèques ne cessent de se remplir de livres qui ont fini par en avoir marre de squatter la table de chevet ou qui ont été obligés de céder leur place. C’est la guerre! “Dallas Bibliothèque, ton univers impitoyable…”. J’espère donc qu’avec la méthode PAL, je serai plus efficace (on peut toujours rêver hein).




Voilà les détails de ma p’tite PAL, dans un ordre aléatoire:

  • “La Chartreuse de Parme”, Stendhal: en cours! (je sue…)
  • “Je m’appelle Asher Lev”, Chaïme Potok: J’ai adoré “L’Elu”
  • “Les hauts de Hurle-Vent”, Emilie Brontë: un classique quand même
  • “La condition humaine”, André Malraux: un autre classique
  • “La Fille au balcon”, Anne-Lise Thurler: auteure suisse, lu un quart
  • “Kafka sur le rivage”, Haruki Murakami: mon auteur fétiche
  • “La douce empoisonneuse”, Arto Paasilinna: l’auteur fétiche de P’tit Mari
  • “Amok”, Stefan Zweig: recueil de nouvelles
  • “Le jardin du repos”, Pa Kin: petite passion pour la littérature asiatique
  • “Les yeux bandés”, Siri Hustvedt: un must paraît-il
  • “American Darling”, Russell Banks: auteur culte (je crois), lu quelques pages
  • “Les Heures”, Michael Cunnigham: un film très connu en est tiré
  • “Survivre avec les loups”, Misha Defonseca: encore un film…
  • “Salut au Grand Nord”, Autissier et Orsenna: P’tit Mari dit que c’est bien écrit
  • et tous les autres qui traînent partout dans la maison… ;-)
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