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Publié par Charlotte dans Lecture
Connaissez-vous le concept de la PAL, ou Pile A Lire? Moi je viens de découvrir. Avant j’appelais ça: “les bouquins en attente dans un coin” ou “les bouquins qui squattent ma table de chevet. Les dits bouquins attendent souvent très longtemps que je daigne m’intéresser à eux parce qu’entre temps j’en ai encore commencé d’autres! Que voulez-vous, les priorités changent, certains romans sont absolument prioritaires d’ailleurs. Résultat, nos bibliothèques ne cessent de se remplir de livres qui ont fini par en avoir marre de squatter la table de chevet ou qui ont été obligés de céder leur place. C’est la guerre! “Dallas Bibliothèque, ton univers impitoyable…”. J’espère donc qu’avec la méthode PAL, je serai plus efficace (on peut toujours rêver hein).
Voilà les détails de ma p’tite PAL, dans un ordre aléatoire:
- “La Chartreuse de Parme”, Stendhal: en cours! (je sue…)
- “Je m’appelle Asher Lev”, Chaïme Potok: J’ai adoré “L’Elu”
- “Les hauts de Hurle-Vent”, Emilie Brontë: un classique quand même
- “La condition humaine”, André Malraux: un autre classique
- “La Fille au balcon”, Anne-Lise Thurler: auteure suisse, lu un quart
- “Kafka sur le rivage”, Haruki Murakami: mon auteur fétiche
- “La douce empoisonneuse”, Arto Paasilinna: l’auteur fétiche de P’tit Mari
- “Amok”, Stefan Zweig: recueil de nouvelles
- “Le jardin du repos”, Pa Kin: petite passion pour la littérature asiatique
- “Les yeux bandés”, Siri Hustvedt: un must paraît-il
- “American Darling”, Russell Banks: auteur culte (je crois), lu quelques pages
- “Les Heures”, Michael Cunnigham: un film très connu en est tiré
- “Survivre avec les loups”, Misha Defonseca: encore un film…
- “Salut au Grand Nord”, Autissier et Orsenna: P’tit Mari dit que c’est bien écrit
- et tous les autres qui traînent partout dans la maison…
Tags: lecture-passion, livres
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Publié par Charlotte dans Lecture
Challenge Fashion Klassik: 2ème! Après “Autant en emporte le vent”, voici “Orgueil et préjugés”. Je le referme à peine et il me reste une saveur acidulée sur les lèvres. Quel humour! Quelle finesse pince sans rire! J’adore. Un seul regret peut-être: ne pas avoir fait l’effort de le lire en anglais.
Je me suis régalée du début à la fin. Quoi de plus amusant et de plus intéressant à étudier que la recherche du mari idéal, je vous le demande. Dans “Orgueil et préjugés”, ce ne sont pas moins de cinq jeunes filles qui cherchent fortune un mari. Au final, trois jeunes filles seront casées, euh “honorablement établies”. La première, jeune écervelée, s’enfuira avec un officier à la réputation douteuse. Toujours gaie et frivole, elle n’en jettera pas moins le déshonneur sur sa famille. La deuxième, moins passionnée mais très romantique, aura la patience d’attendre sagement que son aimé lui tombe dans les bras au terme des rebondissements du destin. La troisième, soucieuse des convenances et très curieuse à la fois, commencera par détester son prétendant, avant de changer d’avis, toute contrite de s’être laissée abusée par quelques racontars. Laquelle sera heureuse? Jane Austen ne le dit pas. Miss Austen observe et laisse son lecteur seul juge des frasques de ses personnages. Finesse vous dis-je.
Tous les personnages sont drôles: l’un est cynique, l’autre ridicule et le troisième léche-botte et fier de lui à la fois. Recul, maîtrise et petites touches, jamais on ne dépasse l’allusion ou la suggestion: du travail d’artiste! J’espère qu’il existe une adaptation pour le théâtre, j’imagine que cela doit donner quelque chose d’excellent et subtilement drôle.
Bravo aussi aux traducteurs qui ont su restitué l’ambiance typiquement anglaise et le côté très “digne” de l’époque. Encore une fois, à redécouvrir en anglais pour comparer. Je reviendrai certainement à Jane Austen, une belle découverte.
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Publié par Charlotte dans Lecture
J’ai terminé hier soir le premier roman figurant sur la liste du Challenge Fashion Klassik. Je me plie donc à la règle du jeu en écrivant un billet sur ce roman.
En découvrant “Autant en emporte le vent” sur la liste, j’ai été plutôt sceptique. Je ne sais pas pourquoi, je voyais presque le roman de Margaret Mitchell comme une simple bluette à comparer aux produits de Danielle Steel. Me suis lourdement trompée. Il y a une foule de choses à dire sur le roman, sur l’auteure, sur le contexte historique, les personnages, le style d’écriture, etc. Un vrai classique en somme.
Pour resituer rapidement, je dirais qu’ “Autant en emporte le vent” est une peinture de la société sudiste post guerre de sécession, sur fond d’histoire d’amour. Je dois bien avouer que je n’avais qu’une vague idée de la guerre de sécession. Pour moi, c’était à peu près les héroïques tuniques bleues allant, au péril de leur vie, délivrer les esclaves des mains des immondes sudistes. Un peu carricatural tout ça. En lisant le roman et en m’informant un minimum à côté, j’ai appris plein de choses intéressantes. Me voilà un peu plus instruite, ce qui n’est jamais dommage, vous en conviendrez.
Je vais livrer ici quelques impressions générales avant de tenter de me lancer dans une analyse plus fine. Globalement, j’ai eu beaucoup de plaisir à lire “Autant en emporte le vent”. C’est une vraie saga, pleine de rebondissements, de drames et peuplée de personnages bien construits. Le rythme est parfois déroutant, passant d’une long dialogue à un saut de ligne qui représente plusieurs mois. Pas le temps de s’ennuyer ou de s’installer trop confortablement dans l’histoire. Le seul aspect qui m’a gênée est sans surprise le traitement que Mitchell fait de la population noire, des esclaves. Les esclaves s’expriment pratiquement comme dans “Tintin au Congo” et sont souvent décrits comme “gentils” et limités. En plus d’être clairement dépeints comme inférieurs aux blancs, j’ai noté plusieurs comparaisons avec des animaux (“figure de singe”, “corps de gorille”). Les esclaves ont besoin de leurs maîtres, aussitôt affranchis la plupart ne savent que faire et errent sans but. Même si il s’agit du contexte historique, tout cela m’a gênée et m’a plusieurs fois mise mal à l’aise. Pas de violence physique, comme dans “La case de l’oncle Tom”, mais un paternalisme au très mauvais sens du terme. Bref.
Au bout de l’histoire, on s’attend d’abord à un happy end, une réunion finale entre Scarlett et Rhett, une vision optimiste de la situation politique, quelque chose comme ça. Mais non, le roman finit sur un nouveau coup dur pour Scarlett et sur Rhett qui s’en va, aigri. Après réflexion, c’est presque logique. La société sudiste d’avant la guerre a disparue et les sudistes n’arrivent pas à s’adapter au renouveau du pays. Certains, à l’exemple d’Ashley, vivent dans la nostalgie et la tristesse. D’autres essayent de tirer parti de la situation, comme Scarlett, mais ne sont jamais tout-à-fait heureux. Je pense que cette analyse peut être appliquée à tout le roman, parmi d’autres analyses possibles. Je ne prendrai qu’un exemple: l’amour.
L’amour parce que l’histoire d’amour entre Rhett et Scarlett est devenue légendaire et pour beaucoup de gens représente à elle seule “Autant en emporte le vent”. Scarlett et Rhett sont des arrivistes, ils n’ont pas peur de se mêler à l’ennemi et de tirer un profit financier de la guerre. Ils finissent par être riches mais rejetés. Personne ne les accepte comme ils sont vraiment. Contraints de jouer un jeu, jamais ils ne trouvent une place stable et agréable dans la société. Scarlett pense être amoureuse d’Ashley, le prince charmant d’un royaume déchu et Rhett reporte son amour sur son enfant. Au final, Scarlett se rend compte que son amour pour Ashley a disparu et Rhett sombre dans un profond chagrin à la mort de sa fille qu’il a trop gâtée. Même l’amour est inadapté. Rhett dira même à Scarlett “Elle [Mélanie] vous aime, ce sera votre croix”; rien, pas même l’amour ne fonctionne dans cette société ravagée par la guerre.
Si je devais donner un sentiment pour décrire “Autant en emporte le vent”, je dirais la nostalgie. La nostalgie d’un temps révolu, un sud agricole, un monde clos fait de plaisirs et de douceur.
Conclusion: un grand classique. Intérêt “intellectuel”, histoire prenante et style bien maîtrisé, un très bon mélange. Pour moi, il manque simplement ce petit plus si rare, cet indéfinissable qui me touche profondément, me bouleverse. Dans le roman suivant peut-être?
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Publié par Charlotte dans Lecture
Il y a quelques années, je lisais plusieurs livres par semaine. Malheureusement, ces deux dernières années, le rythme a bien baissé. Examens de fin d’études, soucis divers et paresse m’ont conduite à cela. Dommage, parce que j’adore lire en fait. Hier, j’ai eu le déclic.
Je suis tombée sur le Challenge Kulturel sur le blog Happy Few. Merci à KRiSS qui a relayé l’info sur le forum VIB. Comment ça marche? C’est plutôt simple: le but est de lire une liste donnée de livres et de publier un billet sur son blog après la lecture de chaque bouquin. 5 livres à lire en une année. Bonus de ce challenge: une petite surprise à la fin si toutes les conditions ont été respectées.
Personnellement, je trouve l’idée géniale. Je crois que j’aime bien, parfois, avoir une contrainte de lecture, ne serait-ce qu’un conseil de lecture. De plus, ce challenge-ci est orienté vers les classiques littéraires, classiques que j’ai finalement peu lus, mis à part les imposés durant mes études. Côté délai et volume de lecture, 5 livres en une année, ça me paraît bien raisonnable. Cela permet aussi de ne pas être “obligé” de lire uniquement ces 5 livres pendant l’année 2008. J’ai fait l’expérience de devoir lire et commenter 12 livres en 3 mois pour un jury de prix littéraire (de petite envergure hein) et j’ai trouvé la contrainte un peu limite. Bref. Voici la liste des livres à lire pour le challenge:
- “Autant en emporte le vent”, Margaret Mitchell: Je ne l’ai jamais lu et a priori je ne le lirais pas. Cela dit, c’est un grand classique. Je l’ai acheté hier et j’ai été étonnée: un vrai pavé en trois volumes! Je vais commencer par celui-ci.
- “Les grandes espérances”, Charles Dickens: Jamais lu non plus. J’ai lu une version abrégée de “Oliver Twist” quand j’étais enfant je crois. Je me réjouis de découvrir.
- “La chartreuse de Parme”, Stendhal: Ah, de la littérature française! J’ai lu “Le Rouge et le Noir” pendant ma scolarité. C’était intéressant à analyser mais un peu moins à lire tout simplement. On verra ce que donne cet immense classique que je ne connais pas.
- “Orgueil et préjugés”, Jan Austen: J’ai lu “Raison et sentiments” et j’ai beaucoup aimé. J’espère que celui-ci me plaira aussi.
- “Lettre à une inconnue”, Stefan Zweig: J’ai adoré “Le joueur d’échecs”, lu au cours d’allemand et en traduction française (sauf erreur). Le thème me tente bien.
Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 15 janvier. Ah, et, si vous avez déjà lu l’un ou l’autre des romans proposés, vous pouvez l’échanger contre un autre titre du même auteur.
Tags: internet, lecture-passion, livres
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Publié par Charlotte dans Lecture
Aujourd’hui, un peu de lecture. Je ne peux pas ne pas parler de mon livre “coup de coeur”, une perle que je peux lire et relire sans jamais m’en lasser.
Hajime. Commencement. J’ai découvert ma grande passion pour la littérature japonaise en lisant Murakami, en lisant “Au sud de la fontière, à l’ouest du soleil”. Je ne me souviens jamais du titre exact de ce livre mais tout son univers résonne en moi.

Un peu sur l’auteur. Haruki Murakami est né en 1949 à Kobe. Il étudie la tragédie grecque, puis ouvre un club de jazz. Sa vie prend un tournant lorsqu’il devient le traducteur de Fitzgerald et de Carver. Il commence alors à écrire. Aujourd’hui, Haruki Murakami enseigne la littérature japonaise à Princeton.
Quelques mots sur l’histoire. Le livre est écrit à la première personne: nous écoutons la voix d’Hajime. Hajime est un enfant unique ordinaire, choyé par ses parents il mène une existence sans histoires. Jusqu’à sa rencontre avec Shimamoto-san. Le monde bascule dans l’extraordinaire quand deux enfants écoutent des disques au crépuscule. Une époque magique pour Hajime. Malheureusement, la vie les sépare. Hajime fait des études, fonde une famille et exerce un métier qui lui plaît. Sa vie est à nouveau ordinaire mais très agréable. C’est alors que Shimamoto-san réapparaît…
J’ai aimé. J’ai aimé la poésie des mots de Murakami, l’écriture précise mais mystérieuse. Une grande partie d’ “Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil” réside en fait dans la narration des faits et gestes d’Hajime avec une concision et un dépouillement remarquables. Cependant, l’univers de Murakami s’impose, le lecteur est happé par ces descriptions et sans même le vouloir, voit naître devant lui tout cet univers fascinant. Un tour de force que d’inclure tant de richesses dans des phrases épurées à l’extrême. Et puis, au milieu de cela, quelques passages à part, magnifiques de justesse et de beauté Le personnage d’Hajime peut incarner chacun de nous, replié sur lui-même, nostalgique, il ne peut saisir que quelques fragments de ce que le monde offre.
Un livre qui me rappelle qu’il appartient à chacun de donner un sens à sa propre vie. La vie nous est donnée comme un cadeau, libre à nous d’en faire ce que nous voulons.
A lire aussi: “La Ballade de l’impossible”, pour découvrir le Japon de Murakami. Comme le New-York de Paul Auster, le Tokyo de Murakami a quelque chose de mythique.
Tags: lecture-passion, livres
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Publié par Charlotte dans Lecture
Je me souviens. La première phrase que j’ai lue :
« Yves et Natacha sont dans le square ». Je fais partie des premières générations d’enfants à avoir découvert le monde de l’écrit dans une méthode de lecture dite « globale » (par opposition à la méthode syllabique). J’ai tout de suite aimé ça. A chaque début d’année scolaire j’étais impatiente de recevoir le nouveau livre de lecture. Je dévorais.
Mon premier « vrai » livre, c’est-à-dire qui n’était pas un album illustré, avait pour titre « Oui-Oui chauffeur de taxi ». Je crois que maintenant il existe même un dessin animé racontant les aventures du pantin au pays des jouets. Je suis aussi passée par la fameuse « bibliothèque verte », puis les livres pour ados et enfin mes premiers classiques. « Jane Eyre », « Le Journal d’Anne Frank », « Une vie », « Le Monde de Sophie », « Les Misérables », la saga « Les semailles et les moissons » et celle de « La bicyclette bleue », etc.
Au lycée, j’ai appris l’analyse littéraire et j’ai découvert une autre façon de lire. Nous avons notamment décortiqué « Madame Bovary ». A la première lecture, j’ai pensé que c’était l’un des romans les plus ennuyeux qui soit. Et puis l’analyse est passée par là et tout a changé. Pareil pour plein de romans de Zola et d’autres encore.
Plus loin encore, à l’université, j’ai fait partie d’un jury littéraire. Il s’agissait d’un prix décerné par la télévision suisse romande. Ce fut une bonne expérience mais j’ai un peu eu l’impression d’être utilisée. Bref, ce n’est pas le sujet.
Aujourd’hui, je continue à lire. Je lis des romans oui, mais aussi des magazines, des ouvrages spécialisés, des BD, des journaux, des biographies.
Comment je lis ?
Principalement, je traîne dans les librairies et j’échange des livres. J’ai mes auteurs, mes collections, mes époques, mes sujets fétiches. J’ai aussi la manie étrange de lire plusieurs fois le même livre. Parfois, je commence un bouquin et au bout de quelques lignes je sais que ça ne me plaira pas. Mais quand j’ai un peu de chance, j’accroche vraiment et je ne décolle pas de ma lecture pendant plusieurs jours. Je voyage vraiment dans un autre monde. Je vois les personnages, je sens les odeurs et j’admire. J’admire le talent de l’auteur. C’est ça la meilleure partie. J’aime être éblouie, j’aime quand c’est tellement beau et bien écrit que je n’en reviens pas. Ça n’arrive pas souvent mais c’est extrêmement précieux quand ça se produit.
Parmi les auteurs contemporains, je trouve les personnages de Paul Auster fascinants, les ambiances de Barbara Kingsolver envoûtantes, la sensibilité de Haruki Murakami bouleversante, l’écriture de Nancy Huston percutante, les dialogues d’Amélie Nothomb hilarants et l’univers de Jean d’Ormesson délicieux. Je pourrais continuer comme ça pendant des pages et des pages.
Je lis aussi « Harry Potter », Agatha Christie, Patricia Cornwell , « Marie-Claire », le journal local, des blogs.
La lecture, c’est mon carburant, mon évasion et ma façon de voir le monde. Je rêve qu’un jour je saurai faire sortir tous les mots qui sont en moi. En attendant, je continue à lire, à me nourrir et à produire des mots maladroits. Si la lecture est mon carburant, l’écriture est ma création.
Peut-être ici, quelques critiques de livres, mes coups de coeur, (mes déceptions?) et de toute façon, le reflet de tous ces mots qui vivent en moi.
Tags: je m'exprime, livres
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