Posts Tagged “la campagne ça craint”
C’est bien joli d’avoir un jardin mais il faut l’entretenir un minimum. Je ne vais pas me plaindre du soleil mais je souligne quand même que notre astre a la fâcheuse capacité de faire pousser les mauvaises herbes et le gazon (en plus des fleurs et autres plantes utiles). Notre jardin potager s’est donc couvert de petites pousses vertes très motivées à étouffer les plants de pommes de terre, de carottes, de salades et autres fraises. Et je ne parle même pas du gazon façon jungle.
Il fallait agir. Pendant que P’tit Mari et Beau Frère MacGyver suaient sur la pompe de la piscine, je me suis occupée, armée d’un outil dont je ne connais pas le nom, de sauver notre future nourriture des griffes des mauvaises herbes. A peine avais-je commencer que P’tit Mari me suggèra gentiment de me munir de gants de jardinage. Ah mes ces machins c’est pour les chochottes! J’habite à la campagne moi, j’ai pas peur de fourmis et des verres de terre, non Monsieur! Je continuai donc mon labeur à mains nues, me traînant presque sur le sol, démêlant méticuleusement les feuilles de carottes des brins d’herbe et arrachant sans pitié ces derniers. Quel boulot, et quelle chaleur!
Arrivée à la moitié, j’en ai eu assez… J’ai donc suggéré à P’tit Mari de me laisser tondre le gazon, espérant qu’il reprendrait naturellement ma tâche. Aussitôt dit, aussi tôt fait. Me voilà aux commandes de l’engin pétaradant et vibrant. Pour la première fois de ma vie. Nettement moins pénible (à mon goût) de pousser la tondeuse que d’arracher des plantes. Néanmoins, à la fin des 600 mètres carrés, j’avais les jambes en coton et les bras tout tremblants. Une sieste s’est imposée.
En me réveillant, j’ai senti comme une douleur bizarre dans mes paumes. En y regardant de plus près, j’ai découvert quelques belles cloques et une magnifique couleur rouge bien uniforme. Immédiatement, je me plains à P’tit Mari de mes mains de citadine peu habituées aux travaux de jardinage. Ptit Mari m’a alors tranquillement rappelé qu’il m’avait conseillé les gants de jardinage… La prochaine fois, la citadine écoutera.
Moi je vous le dis, assez de jardin pour un moment!
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Il était une fois un couple qui vivait en ville dans une maison de briques. La maison de briques était solide, inébranlable, mais pas si charmante. Quand le vent venait à souffler, souffler et souffler encore, jamais la maison ne vacillait. Fatigué, le vent abandonnait la partie rapidement et le couple dormait tranquillement, comme deux loirs dans le même terrier.
La jeunesse ne rêvant que d’aventures et de changement, voilà notre jeune couple en route pour la verte campagne. Adieu maison de briques, voici la petite maison de bois. Oh la jolie chaumière, chaleureuse et accueillante! Nos héros sont ravis de leur nouvelle installation. Le soir venu et les baluchons défaits, il est temps d’aller se coucher. C’est alors que le vent se mit à souffler, souffler et souffler encore. Point de douce brise d’été mais une tempête rugissante s’abattant sans pitié sur la plaine. La vaillante petite maison de bois résistait de son mieux aux assauts furieux du vent: grincements et craquements s’échappaient de tous côtés, comme autant de soupirs lâchés dans une lutte sans merci. Le vent se déchaîna si fort que la maison de bois se vit obligée de répliquer par un véritable vacarme de craquements et de grincements. Au matin, le vent se retira et la chaumière déposa les armes, enfin rendue au silence.
Quelle nuit courte et agitée pour nos deux compères de la ville! Ils seraient bien allés se réfugier dans une maison de briques parfaitement stoïque et inébranlable. C’est ainsi qu’on apprend que si on veut dormir tranquille mieux vaut un appartement de citadin qu’une maison en bois de campagnard au milieu de la plaine. Niak niak.
PS: Y’en a marre des tempêtes!!!! Fallait que ce soit dit. :evil:
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Après une journée en ville, nous retrouvons notre petite maison dans la prairie à la campagne. Sont-ce les prés qui nous rappellent que nous sommes de retour à la campagne? Les vaches? Le calme? Même pas. C’est en relevant notre courrier que notre réalité de campagnards nous apparaît. Nous vivons bien en territoire agricole, là où presque tout le monde a son coin de potager.
Revenons au courrier. Même à la campagne, les factures continuent à arriver, de même que les lettres et autres colis. Au milieu de tout, que serait un paquet de courrier sans son petit lot de publicités? Catalogues, promotion, nouveaux produits, vous voyez certainement de quoi je parle. A la campagne, point de catalogue de vêtements, ni de parfums en promo, mais plutôt ceci:

Seulement de la pub pour des articles de jardin et autres outils! Petit tour d’horizon:
- La pub de la Migros (supermarché bien connu): des fleurs, de l’engrais
- La pub Ikea: des meubles de jardin
- Hornbach (magnifique photo tellement classe…): outils de jardin, tondeuses à gazon
- Landi (le magasin typique pour les agriculteurs): semences, outils, chemises à carreaux et alimentation pour animaux
Avec ça, pas de toute, on est à la campagne.
PS: oui, ce serait plus écologique de placer un autocollant “Pas de Pub” sur la boîte aux lettres…
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J’ai déjà parlé ici de certaines charmantes bestioles typiques de la campagne. J’ai aussi parlé ici de mes problèmes de voiture. Maintenant, si vous le voulez bien, on va combiner les deux. Une idée??
Retour à ce matin. P’tit Mari et moi prenons ma voiture pour aller en ville. D’habitude, P’tit Mari conduit sa propre voiture mais ce matin, pas de bol, la batterie est encore à plat (cette voiture nous fait le coup de temps en temps, sans raison). Nous voilà donc partis avec ma vieilles bagnole certifiée douze ans d’âge vieillie en fût de chêne. Au bout de quelques mètres, la chère voiture commence à faire un bruit inquiétant, du type gros tracteur. Du tracteur, elle adopte aussi la vitesse… Impossible de dépasser les 50km/h à la montée, le tout dans un bruit d’enfer. Il nous semble aussi que le frein à main et le levier de vitesse commencent à chauffer :-S …
Bon, il y a un garage juste après une dernière laborieuse montée. Un p’tit effort et on y est. Ouf! Un charmant mécano consent à interrompre son travail pour venir jeter un oeil à notre voiture. Comme souvent, les experts trouvent rapidement la solution. Dans notre cas, même pas de gants chirurgicaux ni de lampe à lumière bleue, rien qu’une paire d’yeux et une paire d’oreilles, la classe quoi!
- Diagnostique auditif: le pot d’échappement est certainement percé. C’est ce qui cause tout ce raffut ainsi que le réchauffement général de la voiture. Ce n’est pas très grave, il faudra simplement contrôler tout ça.
- Diagnostique visuel: les câbles d’allumage présentent des traces suspectes. Après inspection et analyse (le tout en 5 secondes chrono), le couperet tombe: des fouines! Ces sales bêtes ont grignoté les câbles. Les câbles endommagés empêchent le moteur de tourner correctement et sont responsable du rythme d’escargot de notre embarcation.
Un peu rassurés sur le fait que la voiture ne va pas exploser sur place, nous repartons péniblement. Le soir venu, il faudra s’acharner plusieurs dizaines de minutes pour redémarrer la voiture et rentrer chez nous toujours aussi bruyamment et lentement. Même les camions nous dépassent.
Voilà un autre inconvénient de la campagne: des bêtes partout. Et pas toujours des sympathiques. Allez, on avait conclu l’assurance adéquate, normalement le remplacement des câbles devrait être pris en charge. Pour le reste, affaire suivre… On croise les doigts pour que cette vieille bagnole tienne encore un peu, le budget pour racheter une voiture étant égal à 0,0. :-S
Tags: animaux, la campagne ça craint, mésaventures
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La campagne, c’est bien connu, est peuplée d’animaux. Pour ma part, j’ai rencontré des ânes et un chat de fenêtre. Je crois aussi avoir parlé de chevaux dans un de mes premiers billets, ainsi que de veaux dans le cadre d’une sombre histoire de confusion… Je reviens aujourd’hui sur les poules de mes voisins.
Parfois, en mettant le bout du nez hors de notre chaumière, on est assaillis par une drôle d’odeur tenace, un certain mélange de vieux fromage et de champ fraîchement recouvert de fumier. Citadine de souche, j’ignore tout des odeurs campagnardes de ce genre, je m’y connais plus en pollution quoi… Mais P’tit Mari, beaucoup plus instruit que moi dans ce domaine, avait la réponse: des poules! Des volailles puantes et dégoûtantes dans une ferme non loin de chez nous.
Notre ami fermier élève des poules destinées à être mangées et non pour vendre leurs oeufs. Elles sont donc engraissées, puis évacuées vers leur triste sort et remplacées par de nouveaux volatiles. D’après mon informateur, le “cycle” dure environ 5 semaines. Toutes les 5 semaines, un camion vient chercher les poules bien grasses et le fermier nettoie à fond le poulailler. C’est là que ça se gâte.
Si le vent souffle dans notre direction, il apporte avec lui la charmante odeur du fumier de poules. Je peux vous dire qu’à ce moment-là mieux vaut se munir d’un cache-nez pour aller se promner dans le village. Ultime précaution et non des moindres: dans le cas de pollution spéciale-poules, ne jamais étendre de linge dehors en espérant que le soleil le sèche doucement: l’odeur risquerait de s’incruster! Ma voisine a testé.
Munie de toutes ces précieuses informations, je vais pouvoir affronter la vie à proximité d’un petit élevage de volailles.
Tags: animaux, citadine (encore), la campagne ça craint, voisins
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Enfin une belle journée sans brouillard avec un beau ciel bleu et un température agréable. Un temps idéal pour aller se promener. Sur le chemin du retour, nous sommes passés à côté d’un pré dans lequel deux petits ânes broutaient les quelques brins d’herbe qui ont survécu au gel et à la boue.
En nous approchant un peu peu plus nous avons remarqué que ces deux ânes n’étaient apparemment pas en très bonne santé. Personne ne les a pansés depuis un bon moment; rien de grave à côté de l’état de leurs sabots. Les sabots de ces pauvres bêtes ont tellement poussé qu’ils sont en train de se retourner et les obligent à marcher directement sur l’articulation du pied. Je crois qu’on appelle cela des sabots “babouches”. Allez jeter un oeil sur ce site pour mieux comprendre de quoi je parle. Une visite du maréchal ferrant ne serait vraiment pas du luxe, c’est même urgent. Ces ânes pourraient probablement rester infirmes (articulations déformées, boiterie, etc.).
J’espère que le propriétaire de ces animaux va vite faire quelque chose. C’est sympa d’avoir des animaux chez soi mais parfois on ne se rend pas bien compte de tout ce que ça implique en termes d’investissement financiers et de temps. Le site de l’association A.D.A.D.A (Association Des Amis Des Anes) donne plein de conseils pour les personnes qui ont un ou plusieurs ânes chez eux ou qui souhaiteraient en avoir.
Je repasserai sûrement voir ces ânes, en espérant que tout soit rentré dans l’ordre. Je n’oublierai pas de prendre une petite pomme dans ma poche…
Tags: animaux, la campagne ça craint
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