*Copyright mon ami J.
Ou: Du marché des couches lavables
Voilà bien trop longtemps que je n’ai pas blogué. J’étais bien trop occupée à essayer d’acheter des nouvelles couches lavables pour le Lutin. Si c’est pas incroyable de devoir se battre pour acheter quelque chose dans le monde dans lequel nous vivons (!) Je vais raconter notre périple (cela risque d’être long) et ajouter mes commentaires.
Le Lutin grandit (8 mois déjà!) et ses couches sont trop petites. Nous sommes maintenant plus informés sur les différentes marques, sur la manière de choisir des couches et sur les pièges à éviter (typiquement: acheter un gros lot sans avoir essayé un ou deux exemplaire avant). Nous pensions donc être bien armés. Il suffisait de trouver un fournisseur et de passer commande.
Nous nous sommes d’abord tournés vers la boutique qui nous a vendu les premières couches. Une commande de nouvelles culottes de protection pour nos couches classiques est rapidement passée, payée d’avance. Puis, nous avons attendu. Et encore attendu. Aucune nouvelle pendant un mois. Plusieurs e-mails envoyés plus tard, la gérante nous répond enfin: elle était tout simplement en vacances! Il fallait le deviner, bien entendu. Finalement, les fameuses culottes arrivent et la gérante a le bon goût de nous en offrir une supplémentaire pour s’excuser.
Quelques temps plus tard, nous souhaitons nous fournir en couches. Cette fois, nous cherchons un autre fournisseur. Nous trouvons un nouveau site internet très bien fourni affichant des prix (promo?) vraiment alléchants. Nous passons commande de plusieurs couches différentes et de lingettes lavables. Comme pour la première boutique, le paiement doit être fait d’avance. Une fois le paiement effectué, nous apprenons qu’une partie des couches commandées sont en “réapprovisionnement”. Nous commençons à nous méfier et passons un bon moment à scruter tout le site et à lire les CGV (conditions générales de vente). Nous finissons par apprendre que les commandes sont passées une fois par mois au fournisseur. Bon. Soupirs et patience. Peut-être fallait-il mener ces investigations avant de passer commande, je vous l’accorde. Les semaines passent. Je réclame des nouvelles. Et là, nouvelle surprise: il y a un problème avec le fournisseur,et un autre, blablabla.
A force d’échanger des mails avec la gérante de cette boutique, nous comprenons qu’elle ne possède en réalité aucun stock (ou presque). Voilà pourquoi le délai de livraison est si long. Le colis tant attendu finit par arriver. Oh joie, les couches dont la date de livraison a été retardée plusieurs fois sont là. Mais, parce qu’il y a un mais, pour les autre couches, celles pour lesquelles aucun délai de livraison “spécial” ne m’a été indiqué, le compte n’y est pas. Sur 4 couches commandées, une seulement est arrivée. Depuis le passage de la commande, plus de 6 semaines se sont écoulées. Nous attendons toujours le reste de notre commande. Ah, j’oubliais, en guise d’excuse nous avons reçu un flacon de 5ml d’huile miraculeuse de je-ne-sais-quoi. J’en ris encore.
J’ai volontairement passé sur certains détails pour ne pas alourdir ce récit déjà bien indigeste. Tout ceci a pour but d’illustrer le fait que le marché des couches lavables en Suisse est bien particulier. Il existe peu de fournisseurs et ces fournisseurs sont en fait des “gentilles mamans”, par opposition aux “méchants commerçants”. Ces dames sont pleines de bonne volonté, veulent proposer un maximum de produits et changer le monde. J’exagère à peine. Mais malheureusement, elles ne connaissent pas grand chose au commerce. Non vraiment, le commerce et ses contraintes ce n’est pas leur truc. Est-ce volontaire? Comptent-elles sur le fait que les clients sont aussi des “gentilles mamans” (ou papas) et n’ont certainement pas d’exigence? Sont-elles naïves? Idéalistes??
Et pourquoi le marché des couches lavables est-il en mains de la troupe des “gentilles mamans”? Aucun “méchant commerçant” n’est-il intéressé par ce marché? S’agit-il d’un “marché de niche” impossible à développer? Trop bizarre? Pas assez intéressant? Trop connoté comme un certain “retour en arrière”? La majorité des clients préfère-t-elle s’adresser à des “gentilles mamans”? Difficile de trancher.
Personnellement, et je ne pense pas être la seule, j’aimerais trouver un fournisseur de couches lavables qui ait les compétences de terrain de certaines “gentilles mamans” (elles ont testé elles-mêmes les couches lavables) et qui soit sérieux commercialement parlant. Je ne demande pas le Pérou, dans le désordre:
- Prix correspondant au marché
- Assortiment ciblé (inutile de vendre aussi de la lessive, des écharpes de portage, des doudous, etc.)
- Délai de livraison correct (mettons une semaine maximum)
- Disponibilité par e-mail pour des questions/problèmes
- Stock garantissant le délai de livraison
- Sens du commerce ( gestes commerciaux, paiements, communication, etc.)
- Conseil avisé
Je suis peut-être un peu trop optimiste mais je pense que si une “gentille maman” et un “méchant commerçant” s’associaient, tout le monde y gagnerait.
Qu’en pensez-vous? Comment cela se passe-t-il en France par exemple?
NB: Ce billet ne contient que des considérations générales et des exemples volontairement peu documentés et servant uniquement d’illustration. Peut-être ferai-je plus tard un billet plus concret sur les fournisseurs de couches lavables que je connais.
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