Archives pour la catégorie “9 mois”

Le grand Lutin a deux an et demi et le petit Lutin 10 mois. Pourquoi je parle de matériel bébé aujourd’hui? Parce que la famille va s’agrandir! :-) Un troisième Lutin, ou une Lutine, va nous rejoindre au mois de février. Avec déjà deux enfants, c’est beaucoup moins le casse-tête pour décider ce qui est utile ou pas, eh oui un minimum d’expérience. Voilà donc quelques petits trucs qui nous ont semblé plutôt intéressants.

Dans un ordre aléatoire:

L’écharpe de portage: A la naissance du grand Lutin, nous étions plutôt réfractaires à cet accessoire. Peur que ça ne tienne pas, peur de ne pas savoir faire, l’angoisse des nouveaux parents quoi. Nous avons donc acheté un porte-bébé classique. Bof pour le dos, confort moyen pour le Lutin, très peu utilisé. Plus tard, nous avons acheté un mei-tai; bon achat mais pas complètement adapté à un tout petit bébé. Avec deux enfants et toujours pas plus de deux mains par parent, nous avons reconsidéré l’idée de l’écharpe. Très pratique pour avoir les mains libres tout en calmant bébé et donnant son bain au plus grand par exemple. Petite erreur par contre: choisir une écharpe trop longue, 5m20 c’est une horreur à dépatouiller et à nouer.

Le manduca: On reste dans l’univers du portage. Le manduca est un porte-bébé dit “physiologique”. Il est très vite mis en place et est vraiment confortable pour l’enfant et le porteur. Il permet de porter sur le ventre, sur le dos ou sur la hanche. Encore une fois, pas le meilleure choix pour un petit bébé. Nous utilisons encore pas mal le manduca pour le grand Lutin, typiquement quand il ne veut plus marcher (et remarcher, et re-être porté, etc.).

La bouillotte aux noyaux de cerises: Cet petit accessoire se réchauffe en quelques secondes au micro-ondes ou quelques minutes au four. Les noyaux de cerises conservent la chaleur et il n’y a évidemment aucun risque de fuite et de brûlure. Nous avons utilisé le nôtre pour calmer les maux de ventre de nos petits lutins et pour réchauffer les lits par exemple (ben oui, un bébé sorti de son lit au milieu de la nuit pour manger et ensuite reposé dans un lit froid, ça n’est pas pas content du tout!). Encore mieux: choisir un modèle déhoussable et lavable.

La veilleuse nomade: Se lever au milieu de la nuit pour un enfant, on sait quand ça commence mais pas quand ça finit. Un doudou perdu, une lolette (tétine) tombée sous le lit, un cauchemar, etc. Souvent, un peu de lumière est utile, par contre, le gros plafonnier en plein dans la figure à 4h du mat’, bof. De la lumière oui, mais pas trop. Une petite veilleuse déplaçable permet de s’éclairer un minimum, tout en douceur. Nous avons un modèle Pabobo particulièrement pratique.

La couverture enveloppante: Beaucoup de petits bébés aiment être enveloppés dans une couverture, pour dormir par exemple. Il existe tout un tas de modèles plus ou moins ruineux. Nous avons eu l’occasion de tester une couverture simple, une couverture “prévue pour” de marque inconnue (cadeau de naissance) et une couverture également spécialisée de grande marque (achetée d’occasion). La couverture simple convient mais ne tient pas forcément très bien. Je dirais que c’est suffisant pour un bébé du printemps-été ou pour un usage uniquement à l’intérieur. Les couvertures spécialisées ont une forme étudiée (capuchon pour la tête ou jambes séparées pour aller dans le siège-auto par exemple) et des velcros ou des pressions pour bien fermer. Il faut reconnaître que la couverture de marque était plus chaude et plus douce que l’autre.

Le coussin d’allaitement: Génial pour allaiter évidemment, mais aussi pour caler un gros bidon pendant la grossesse ou pour installer bébé pour dormir. Celui que nous avons est rembourré à la balle d’épeautre et non avec des billes en polystyrène. La balle d’épeautre est certes plus lourde que les billes en polystyrène mais c’est un matériau naturel et qui donne un meilleur maintient au coussin. Nous avons utilisé notre coussin pendant le co-dodo des premières semaines, bien enveloppant et sécurisant. A mon avis, un bon coussin d’allaitement vaut largement un coussin pour bébé ruineux…

Bonus du papa: P’tit Mari me souffle le siège-sac dont j’avais déjà parlé. Effectivement, pratique en déplacement, voyage, etc. et double emploi. J’y ajouterais un simple tapis à langer pliable, modèle parfait chez le suédois hein (ou un tissu en éponge qui ne craint pas trop). Les tapis fournis avec les sacs à langer (pas forcément indispensable d’ailleurs) sont presque toujours ridiculement petits et inutilisable après 6 mois.

Voilà pour ces quelques idées. D’autres à ajouter?

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Voilà juste un peu plus d’une semaine que notre 2ème fils nous a rejoint. Une semaine, c’est également le temps que ce bébé a décidé de passer en plus dans mon ventre.

Vendredi 5 novembre fut une journée très chargée. Nous avons commencé par déposer le Lutin chez ses grands-parents pour ensuite faire un petit passage chez le suédois des meubles. J’étais fatiguée. Je me suis assise sur un fauteuil d’exposition, au milieu de l’entrepôt. Une gentille dame est venue me demander si j’avais besoin de quelque chose. Cela faisait déjà plusieurs semaines que je ne pouvais plus sortir de chez moi sans recevoir des remarques d’inconnus (“Oh mon Dieu, ce sont des jumeaux??”, “Il y en a combien?? “C’est incroyable, je n’ai jamais vu ça”, etc.). Oui, j’avais un bien gros ventre. Ce jour là, ça ne m’a pas énervée. J’ai souri.

Plus tard, nous avons passé un moment avec des amis et profité de la grande ville pour acheter un calendrier de l’avent pour le Lutin (tiens, j’en reparlerai peut-être). Le soir venu, nous avons récupéré notre petit et la routine du soir s’est déroulée tranquillement. J’avais quelques contractions mais pas vraiment plus que d’habitude. Il était aux environs de 21h, nous regardions “My Girl” à la télé, un classique de mon enfance. Brusquement, j’ai entendu un gros “ploc” et j’ai senti quelque chose couler entre mes jambes. J’ai bondi du canapé aussi vite que mon gros ventre me l’a permis. Inondation. Téléphone à notre sage-femme et à la grand-maman du Lutin, départ pour la maison de naissance.

Dans la voiture, les premières vraies contractions sont arrivées et j’ai réalisé que c’était le grand soir. La sage-femme nous attendait sur le perron. J’ai repensé à la naissance du Lutin. Le travail s’est gentiment mis en place. La sage-femme nous a proposé d’aller dormir un peu dans la chambre, histoire de prendre des forces. Vers 2h du matin, il n’a plus été question de somnoler entre les contractions. J’avais très mal au dos et P’tit Mari devait appuyer très fort avec ses mains à chaque contraction. Souffler, laisser venir la vague, souffler. J’ai accepté avec bonheur le bain que l’on m’a proposé. L’heure que j’ai passée dans l’eau est plutôt floue dans mon esprit. Je me rappelle que je me concentrais sur l’idée que chaque concentration nous rapprochait de la naissance. Je savais aussi que je ne devais pas perdre ma concentration, sous peine de céder à la panique… P’tit Mari m’encourageait, tout était calme.

Je suis sortie du bain au moment où j’ai senti que le besoin de pousser arrivait. Accompagner ainsi chaque contraction m’a aidée à maîtriser la douleur. Chaque poussée est une petite délivrance, même si c’est épuisant. La naissance approchait. J’ai entendu P’tit Mari dire qu’il voyait la tête de notre bébé. J’ai poussé une dernière fois très fort et très longtemps et notre fils est né, sa petite main contre sa tête. 4h55*, samedi 6 novembre. Tout de suite, il est posé sur moi. Bienvenue bébé. Cette fois encore, j’ai nommé notre fils.

Premiers regards, moments magiques.

Je l’ai gardé sur moi longtemps. Puis ce fut le tour de P’tit Mari. Comme son grand frère, bébé a bien profité de sa “prolongation de bail”: 56cm pour pas moins de 5kg! Mon périnée est intact pour ceux qui se poseraient la question. Très beau souvenir d’accouchement. Merci P’tit Mari, merci N., merci la vie.

Nous apprenons notre vie à 4. Le grand frère est ravi. A bientôt.

*Pour la petite histoire, le Lutin est né à 16h51 ;-)

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Notre enfant, nous l’avons attendu longtemps. Très longtemps. Et un jour, un miracle s’est produit, alors qu’on ne s’y attendait pas. Alors, nous avons encore attendu, dans la joie et l’impatience. Nous avons patienté 13 jours de plus que ce qui était prévu. Encore une fois, il a décidé de son moment.

Nous avons fait le choix de donner naissance à notre enfant dans une maison de naissance. Ce choix a parfois surpris ou inquiété notre entourage, mais nous étions confiants. Au fil des mois, nous avons tissé des liens avec notre sage-femme, nous avons appris à la connaître et à échanger avec elle. Une grande confiance s’est installée. Son soutien s’est révélé très précieux non seulement pendant l’accouchement mais aussi pendant cette attente presque interminable et dans ces premiers jours d’apprentissage de la vie de parents.

Mardi 24 février, elle nous rassure encore une fois, nous écoute et nous aide à patienter alors que nous sommes déjà à 12 jours de dépassement de terme. La soirée est néanmoins pleine de questions: devrons-nous renoncer à la maison de naissance pour passer par une provocation d’accouchement à l’hôpital? Nous nous endormons en pensant fort à notre bébé. Quelques heures plus tard, je suis réveillée par des contractions douloureuses. Je pense d’abord à un “faux travail” comme cela m’est arrivé plusieurs fois. Malgré un comprimé et un bain, les contractions sont toujours là et se rapprochent. Au petit matin, nous appelons la sage-femme qui nous conseille de venir à la maison de naissance.

Sur place, le verdict est clair: l’aventure de la naissance a commencé. C’est presque irréel. Alors que le jour se lève, nous buvons un thé avec N., notre sage-femme. Je suis assise sur un gros ballon, je respire et peux même discuter un peu entre les contractions. Nous passons ensuite dans la salle de naissance. Je m’assieds en tailleur sur le lit, je me concentre. Le temps passe lentement. P’tit Mari est à mes côtés, il me masse le bas du dos, sa seule présence me réconforte.

Vers midi, la douleur s’intensifie. La dilatation en est à la moitié. Je peux prendre un bain dans la grande baignoire de salle de naissance. J’y passe 2 heures très intenses. Les contractions sont très fortes et très rapprochées. Je dois faire un effort immense pour me maîtriser, relâcher mon corps, respirer toujours au même rythme, contraction ou pas. Entre deux vagues de douleur, je m’endors sans vraiment m’en rendre compte. Je me rappelle de la main de P’tit Mari me caressant le visage, main que j’ai repoussée de peur de la mordre très fort.

En sortant du bain, la dilatation est presque complète. Je retourne sur le lit. Le moment de la poussée va commencer. N. m’expliquer comment pousser et me conseille de m’accrocher à mes jambes ramenées vers moi pendant l’effort. Je sens cet instinct très fort qui me dicte mon comportement. Je pousse fort, malgré une fatigue monumentale. A ce moment-là, l’épuisement est plus pénible que la douleur. Heureusement, P’tit Mari et N. sont là, ils m’encouragent, me guident. Je sens la tête de notre bébé descendre petit à petit. Je pousse une dernière fois et N. me dit de venir chercher bébé. Sans réfléchir, je tends les bras; ça y est, il est posé sur mon ventre. Il est 16h51. Il crie une fois, il est magnifique. N. nous couvre. Nous faisons connaissance tous les trois. Le temps s’arrête.

Au bout de quelques minutes, je soulève doucement notre bébé pour découvrir enfin si nous avons une fille ou un fils. Je regarde et je nomme notre fils. L’instant est précieux. La suite des événements se passe très doucement: quand le cordon cesse de battre, P’tit Mari le coupe. Bébé a bien profité des 2 semaines supplémentaires au chaud: il mesure 54cm et pèse 4kg480! Le pédiatre arrive et constate que notre fils est en pleine forme. Nous gagnons ensuite notre chambre et passons notre première nuit ensemble.

Nous passerons 3 jours merveilleux ensemble. C’est un grand bonheur de ne pas être obligés de nous séparer. Nous sommes dans un cocon, nous apprenons notre nouvelle vie.

La suite de l’apprentissage de la vie à 3, ici certainement. Un peu.

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Aujourd’hui 2 février, 38 SA et 4 jours. Je vois le bout. Je suis partagée entre la hâte de rencontrer notre enfant et l’envie de savourer chaque minute restante de ma grossesse. J’ai eu de la chance, je n’ai pas eu de problème médical pendant ma grossesse, bébé va bien et les petits embêtements se sont révélés relativement peu nombreux. J’ai même pu me reposer tout mon saoul. Au fil des mois, j’ai testé et approuvé quelques astuces pour me sentir bien et contourner les problèmes rencontrés.

Voici dans un ordre aléatoire les idées, choix et objets qui m’ont rendu la vie plus douce jusqu’ici:

  • Les trois premiers mois, quand les nausées m’ont poursuivie, je faisais 5 ou 6 petits repas par jour au lieu des 3 habituels. Manger plus souvent mais moins à la fois m’a aidée à me passer de médicament contre les nausées. Pas mal aussi, le petit morceau de pain au réveil, avant même de poser un pied par terre.
  • Les bains me font bien fou et ce depuis le début. Il n’y a rien de tel pour me détendre, y compris quand j’ai des contractions. Attention cependant à ne pas en abuser et surtout à ne pas utiliser de l’eau trop chaude!
  • A partir du 5ème mois, le coussin d’allaitement a rendu mes nuits beaucoup plus agréables. On pourrait croire que c’est un gadget mais franchement c’est génial pour trouver une position confortable et s’endormir tranquillement. Le mien est en balle d’avoine et non en billes de polystyrène…
  • Côté vêtements, les journées paraissent beaucoup moins longues quand on s’habille confortablement. Si si. Pour moi, l’idéal c’est un leggings future maman (si possible une taille de plus que normal) et une robe taille empire. Question sous-vêtements, c’est tellement mieux quand ils sont à la bonne taille (!) Et enfin, la nuit, je ne remercierai jamais assez P’tit Mari ne m’avoir prêté un t-shirt de sa garde-robe, le confort absolu je vous dis.
  • Si comme moi vous n’êtes pas immunisée contre la toxoplasmose et que par conséquent vous ne pouvez pas manger tout ce que vous voulez, sachez que c’est nettement moins pénible de suivre ce “régime” à deux (ça évite aussi les tentations). P’tit Mari mérite une médaille pour n’avoir pas avalé une miette de nourriture proscrite depuis le début. Merci pour le soutien!
  • Evitez de fréquenter les forums et autres sites web sur lesquels on ne parle que de symptômes effrayants, de complications aussi graves qu’inattendues et d’accouchements cauchemardesques. Fermez vos oreilles quand on vous raconte ce genre de trucs. On se sent bien plus zen comme ça.
  • Et finalement, ne pas s’oublier! Enceinte oui, mais pas que. C’est important de prendre du temps pour soi, de faire des choses qui font plaisir et qui n’ont pas forcément quelque chose à voir avec la grossesse.

Et juste pour rire, le hit-parade du moment des phrases qui “font plaisir” quand on est enceinte:

  • En troisième position, le classique: “C’est des jumeaux??” Non non, je suis obèse et j’attends des triplés. Non mais.
  • En 2ème position: “Alors, comment il va ce bébé?” Euh, je ne sais pas, bien j’espère. Je ne vais pas tous les jours chez le doc et j’essaye de penser positivement hein. Et à part ça, je vais bien merci.
  • Et en première position: “Tu verras, l’accouchement c’est juste un mauvais moment à passer!” Grumpf.
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Je l’ai mentionné une fois, notre bébé sera en couches lavables. Nous avons fait ce choix pour des raisons écologiques, cela va sans dire, mais aussi parce que nous pensons que bébé sera mieux dans une couche en matière naturelle comme le coton ou la fibre de bambou plutôt que dans une couche en plastique. Je ne reviendrai pas sur les questions économiques, à chacun de faire son petit calcul…

Comme nous ne connaissions rien au système des couches lavables, nous avons été ravis d’écouter les conseils avisés de la vendeuse du magasin Mère et Terre. Plusieurs questions très concrètes se posaient. Voici, dans un ordre aléatoire, les principales: quel modèle choisir? comment entretenir les couches? comment les utiliser concrètement? faut-il prévoir des “accessoires”? est-ce compliqué? est-ce fiable? combien de couches faut-il prévoir?

Je vous livre ici les réponses théoriques à ces questions. Dans quelques semaines (ou quelques mois), je ferai un billet plus “pratique” basé sur notre “expérience de terrain”.

Il existe une multitude de système de couches lavables, depuis le simple carré de gaze à plier jusqu’à la couche tout en un (absorbe et est imperméable en une seule pièce, comme les couches jetables). Nous avons choisi un système un peu entre deux, composé d’une couche en matière absorbante à pressions et d’une culotte imperméable à ajouter par-dessus. On nous a conseillé d’avoir 15 couches prévues pour les bébés de 3 à 9 kg et 4 culottes de protection, ce qui suppose deux machines par semaine. Parce que oui, nous n’allons pas pousser le bouchon jusqu’à laver les couches à la main (!) Pour le séchage, il vaut mieux ne pas avoir systématiquement recours au sèche-linge pour éviter une détérioration rapide des couches.

Dans la gamme des couches lavables en deux parties (couche + culotte de protection), nous avons opté pour des couches en coton (5) et des couches en fibre de bambou (10). Celles en fibres de bambou sont plus douces mais sèchent plus lentement. Comme il est conseillé de faire tremper une nuit toutes les couches avant utilisation, puis de les laver, nous avons pu tester le temps de séchage. Le modèle en coton est sec en une petite journée (8-10h) et le modèle en bambou en 12h environ. Je précise que le test a été effectué à l’intérieur, sans soleil.

Passons maintenant à l’utilisation, dans l’ordre chronologique des choses… Le bébé est installé dans sa couche et sa culotte. Quelques heures plus tard, la couche est sale (ben oui…). On retire alors la couche et on la place sans un seau en plastique, muni d’un couvercle. On peut ajouter quelques gouttes d’huile essentielle et/ou un peu d’eau pour limiter encore les odeurs. (A noter que quand le bébé fait des selles dures, on peut placer un petit feuillet de protection qui permet d’enlever les selles et de les jeter directement aux toilettes, sans se salir les mains.) La culotte de protection peut être simplement rincée et réutilisée 2-3 fois (séchage rapide, passe à la machine comme le reste). Le bébé est alors muni d’une couche et d’une culotte propres. L’opération de change est répétée jusqu’à ce que ce soit le moment de faire la lessive.

La vendeuse nous a certifié que nous pouvions laver les couches avec les noix de lavage (c’est-à-dire notre façon habituelle de faire la lessive). Cependant, j’ai lu ici et là que les noix risquaient d’”encrasser” les couches. Je ne sais pas ce que cela signifie exactement et à quel point c’est vrai ou non… Je demande aussi à voir l’efficacité du lavage aux noix sur des couches bien sales. A tester donc.

Voilà en résumé comment les choses devraient se passer. Comme c’est notre premier enfant, nous n’avons pas de point de comparaison avec des couches jetables, je le précise. Et encore une fois, un prochain billet plus orienté “pratique” s’impose. D’ailleurs, j’écoute avec plaisir les conseils des parents qui utilisent des couches lavables: la théorie correspond-elle à la pratique? qu’en pensez-vous?

Je n’ai pas mis les références précises des modèles de couches choisies, ni les prix, je peux ajouter ces infos si quelqu’un est intéressé.

A part ça, j’en suis à 36 Sa + 1. Dans une petite semaine, bébé n’est plus considéré comme prématuré. J’en reviens pas, ça passe viiite! En même temps, je commence à me sentir “légèrement” encombrante là… De plus, j’ai pas mal de contractions, bouffées de chaleur et autres petits trucs donc ça m’arrange pas mal de voir le bout. On a hâte de rencontrer notre enfant. :-)

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Au premier trimestre, c’était une idée. Une idée très forte qui s’est installée au creux de mon ventre et de mon coeur. Pour témoigner de cette douce idée, de cette image si forte et floue à la fois, j’avais quelques nausées bien concrètes et deux petites lignes sur un bâtonnet de plastique. Je pensais, j’imaginais, ce petit être qui grandissait silencieusement en moi. Je ne savais rien de lui mais je le pensais entièrement.

Le début du 2ème trimestre fut marqué par la fameuse première échographie. Cette idée quasi platonicienne a pris forme physique d’un seul coup, l’image sur l’écran a frappé nos rétines et nos coeurs; le galop d’un muscle cardiaque emballé s’est engouffré dans nos oreilles. Tout à coup, il était là, il s’est imposé en une fraction de seconde. L’idée s’est doucement associée à ce qui nous était révélé. Contact. Nous apprenions à te connaître.

Les semaines suivantes, tout s’est accéléré. Mon ventre s’est épanoui; tu prenais en moi la place dont tu as besoin pour te faire un chemin vers le monde. Nous te savions là, caché sous ces rondeurs naissantes. Tu allais bientôt nous offrir le sens du toucher. Je t’ai senti donner ton premier coup net vers 20 SA. Je ne partageais plus mon corps avec une idée, ni même avec une image, je le partage avec toi. Bientôt, ce fut le tour de ton papa te surprendre tes mouvements. Les nausées avaient disparu et ma maternité s’affirmait. Le deuxième trimestre est un havre de paix.

Le troisième trimestre est maintenant bien entamé et plus que jamais j’apprends à partager mon corps. Mon ventre n’est plus une rondeur, mais la sphère même. Ma peau se tend lentement mais sûrement, mes ligaments travaillent à m’arracher des grognements et je vois se promener sur ce ventre impossible à camoufler, des bosses qui remontent à la surface comme des vagues. Je sais maintenant que tu préfères mon côté gauche grâce aux impressionnantes déformations que tu imprimes à mon ventre, je sais que tu entends la musique et que tu sens les caresses de tes parents. Ta force grandit de jour en jour.

Et moi, je te regarde grandir, parfois éblouie de contentement, parfois si lourde. Ton papa m’aide à apprivoiser ce corps partagé. Quand je ne supporte plus mes vêtements, quand la tension a atteint chacun de mes muscles, je me plonge dans un bain chaud et je me détends instantanément. Je crois que je te retrouve alors. Je partage mon corps dans un élan de tendresse.

Bientôt tu seras dans nos bras et à trois nous apprendrons à nous connaître, désormais séparés mais réunis.

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